« One health » un concept né au début des années 2000 par la COI et qui promeut une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé publique, animale et environnementale, aux échelles locales, nationales et planétaire. C’est ce qui a fait l'objet d'un atelier tenu mercredi dernier à l'auberge Les Abous. Il a été organisé par le ministère de la santé à travers la DRS (direction régionale de la santé) en partenariat avec le Croissant rouge comorien pour sensibiliser les acteurs de l’environnement sur les actions à mener ensemble pour une meilleure couverture sanitaire pour tous.
Apparu pour la première fois aux années 2000 suite à l'apparition de plusieurs maladies infectieuses d'origines humaines et animales, le concept « one health » est utilisé pour identifier les liens intrinsèques entre les maladies animales, la santé publique et la transformation de l'écosystème. C'est dans se sens que les acteurs environnementaux plus précisément le Croissant rouge comorien, le ministère de l'agriculture et de l'élevage, la direction régionale de la santé, l'INRAP (institut national de recherche pour l'agriculture, pêche et élevage) ont été tous réunis ce mercredi 26 avril dans un atelier d'échange et d'information qui s'est ténu à l’auberge Les Abous.
L'objectif est de sensibiliser les parties prenantes sur les enjeux et défis à relever pour une meilleure couverture sanitaire pour tous. « De 2008 à 2013, la COI à travers le réseau SEGA (surveillance épidémiologique gestion des alertes) a initié le « one health » par son projet RSI dont les premières bénéficiaires étaient la santé humaine. Toutefois, malgré le lancement de cette initiative par la COI, ce concept n'est toujours pas formalisé au niveau national. Pourtant des études réalisées montrent que 60% des maladies humaines infectieuses connues sont d'origine animale et 75% des infections humaines émergentes proviennent d'animaux. D'où l'urgence à réagir au plus vite possible pour une meilleure protection sanitaire » a expliqué docteur Moutroifi Youssouf Ousseni, un des formateurs de l'atelier.
Pour que chaque acteur puisse avoir les connaissances requises pour pouvoir agir dans son domaine, le débat était cadré dans trois secteurs à savoir, la sécurité sanitaire des aliments qui consiste au renforcement de l'inspection et l'hygiène des aliments pour un bien être, le danger de la santé publique à travers les déchets ménagers et biomédicales, le changement climatique mais aussi la résistance aux antimicrobiennes. « Les hommes, les animaux et les végétaux nous vivons tous dans une même planète. On partage le même environnement. Nous avons tous droit à une meilleure santé. Pour pouvoir vraiment maîtriser cette santé, il faut collaborer ensemble sensibiliser chaque acteur pour pouvoir agir par la suite car c'est un concept qui est nouveau » a indiqué Dr Sitty Fatima Mohamed Dakoine.
La collaboration entre la santé animale et la santé humaine a débuté entre 2003 à 2005 suite à l'apparition de l'épidémie de grippe aviaire en Asie qui a fait trembler le monde. L'Union des Comores avait bénéficié d’un projet SPINAP pour renforcer justement leurs études sur ces deux secteurs. Un appui EN formations techniques a été fait et des équipements pour un laboratoire vétérinaire ont été octroyés.
Riwad
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