Le bras de fer entre les importateurs des ailes, des poulets et le gouvernement se poursuit. Des importateurs qui ont, depuis mercredi baissé les rideaux en signe de protestation contre des prix imposés par le gouvernement, déplorant au passage le piétinement par les autorités de la loi relative à la concurrence.
Entre les importateurs des ailes de poulet et le gouvernement, c'est le dialogue des sourds qui s'installe. Des opérateurs dénonçant les agissements du gouvernement sur cette question mais surtout l'absence de dialogue entre les deux protagonistes sur les nouvelles structures des prix des produits carnés fixés exceptionnellement pour le mois de ramadan et que le gouvernement semble vouloir continuer au delà de ce mois.
« Nous avons fait le geste durant le mois de ramadan même si des dérapages ont été constatés. Mais cela ne pourrait être continuel et à ces prix, on risque de nous couler absolument », a indiqué Mohamed Keldi opérateur économique. Ce patron d'une chaîne de supermarché déplore la promesse non tenue du gouvernement, qui aurait promis de verser à chaque importateur une compensation non chiffrée pour combler le manque à gagner subi durant ce mois.
M. Keldi, reconnaît que les importateurs se trouvent dans un vrai dilemme entre les stocks des ailes de poulets qui s’accumulent et le gouvernement qui semble jouer sur la montre dans l’espoir de les faire plier. D'après-lui les propositions soumises au vice-président en charge de l'économie pour trouver un « compromis » et les rencontres tous azimuts avec les autorités n'ont abouti à rien.
« On demande le respect de la loi ou à défaut qu'on nous accompagne à écouler les stocks dont nous disposons », a-t-il déclaré. Des stocks qui seraient estimés à plus 10 containers par importateur et dont la surestarie leur est coûteuse à raison de 80 euro la journée de dépassement et par container.
A l'entendre les opérateurs économiques de la place sont ouverts aux discussions mais à condition que le gouvernement respecte de son coté la loi sur la concurrence, notamment la mise en place de la commission nationale de la concurrence qui fait défaut en dépit de la promulgation de ce texte qui garantit le principe de la liberté des prix dans le commerce, en Union des Comores.
L’autre suggestion est celle d'instituer un cadre juridique pour suspendre la loi visée qui ne serait appliquée qu'à moitié. Une autre issue de sortie de crise dont nul ne saurait jusqu’où elle va mener surtout dans une période des grandes festivités de « mashuhuli », célébration des mariages.
Maoulida Mbaé
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