La Gazette

des Comores

Le dossier de l’homme suspecté d’avoir tué sa femme est classé sans suite

Le dossier de l’homme suspecté d’avoir tué sa femme est classé sans suite © : HZK-LGDC

Sa femme, enceinte de 9 mois, est décédée dans la nuit du samedi au dimanche 11 octobre. Selon les enquêteurs, « aucune preuve » ne remet en cause l’innocence de son époux, pourtant réputé violent envers sa femme selon les témoignages du voisinage.


C’était hier mercredi qu’il a été déféré au parquet. L’homme originaire de Mandza, un petit village de la région de Mbudé, ne doit plus inquiéter à moins d’un rebondissement de dernière minute. Alors que des suspicions pesaient sur lui dans le décès de son épouse, le parquet a décidé de classer sans suite son affaire après l’avoir entendu. Selon la gendarmerie nationale qui l’avait arrêté avant de le relâcher pour se présenter libre devant le procureur, « aucune preuve ne démontre qu’il a pris part de près ou de loin au décès de son épouse ».

 

Et pourtant, les témoignages du voisinage de ce couple qui vivait à la Coulée à l’est de Moroni, le mari a toujours été violent envers sa famille. Des voisins vont jusqu’à affirmer que la veille, soit samedi soir, celle qui mourra tard dans la nuit a été battue par son conjoint. La femme était enceinte de 9 mois. Selon une proche de l’enquête, la femme en question ressentait des douleurs abdominales qu’elle considérait anodines. Elle a ensuite commencé à perdre les eaux avant de mourir.

 

Pour rappel, du 05 au 07 octobre, deux personnes ont été condamnées par la Cour d’assises à  la peine capitale, à Moroni, pour homicide. L’un des condamnés avait assassiné sa femme enceinte, tandis que l’autre avait brulé vif le petit ami de sa nièce. A Anjouan, ce sont cinq personnes qui ont été condamnées à la même peine.

 

Andjouza Abouheir

 


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