Le littoral devient un véritable dépotoir sauvage dans plusieurs coins de l’île d’Anjouan où déverser des déblais est devenu une activité normale. Au quartier Lazar à Mutsamudu, ce phénomène prend de l’ampleur sous les yeux impuissants dés autorités communales.
Comme dit la maxime, « Nul n’est censé ignorer la loi ». A Anjouan, détruire l’environnement marin devient un acte banal. On entreprend ces genres d’activités sous les yeux indifférents des autorités compétentes et gardiennes de la loi. Ce qui pousse un élu de l’île à réagir. « La loi sur l’environnement réserve des lourdes sanctions contre les destructeurs de la nature, mais il y a un manque de vulgarisation », indique ce conseiller municipal qui préfère garder l’anonymat. Cet élu est appuyé par Ibrahim Saïd, adjoint au Maire de Mutsamudu et conseiller en charge de l’urbanisme et l’environnement. Ce dernier hausse le ton. « Celui qui sera attrapé, répondra à la justice, prévient-il. La loi cadre de l’environnement, interdit toutes activités destructrices de l’environnement et des peines sont prévues ».
Au quartier Lazar à Mutsamudu en face du site de dépôt des hydrocarbures et plusieurs autres coins de l’île, ces activités interdites par la loi se font sans crainte. Incroyable, mais vrai, le préfet du centre réside dans ce même quartier. Donc, traquer ces destructeurs de l’environnement devrait être chose faite déjà. Joint au téléphone, le préfet Ali Boura dit que cette activité est hors la loi. « La mairie devrait l’interdire et nous communiquer. Cela détruit sauvagement l’environnement marin en tuant les espèces halieutiques. On ne doit pas tolérer de tels actes », souligne le préfet.
Selon des experts océanographiques et environnementalistes marins sur « l’eutrophisation des milieux marins, la présence excessive de déchets dans l’océan altère la qualité de l’eau et conduit à un appauvrissement en oxygène. Les polluants tels que les marées noires agissent comme une barrière entre le soleil et le fond marin, affectant le processus de photosynthèse des plantes tandis que la présence d’engrais riches en azote déclenche la croissance exponentielle d’algues marines capables de bouleverser les écosystèmes. Conséquence, les milieux marins suffoquent et la santé des plantes et des animaux en est directement affectée.
Nabil Jaffar
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