Nous venons d’apprendre par voie de presse que les Comores à l’instar de trois autres pays de la région de l’océan Indien font partie des états insulaires de la région qui bénéficieront d’une subvention de 49,2 millions de dollars (environ 42 millions d’euros) pour des projets sur le changement climatique.
En effet, une somme de 38 millions (32 millions d’euros) de dollars est octroyée par le Fonds vert pour le climat (FVC) pour aider les organisations non-gouvernementales des îles de l’océan Indien: Seychelles, Madagascar, Maurice et Comores. L’objectif est de mener des projets d’adaptation basés sur les écosystèmes pour un changement climatique. Les 11,2 millions de dollars (près de 9,5 millions d’euros) sont une subvention du « Critical Ecosystems Partnership Fund », basé aux États-Unis. Cette organisation permet à la société civile des pays en développement de protéger les points chauds de la biodiversité dans le monde.
Les organisations non gouvernementales engagées dans des solutions naturelles pourront profiter d’une partie des fonds. L’adaptation consiste à s’appuyer sur la biodiversité et les écosystèmes tels que les mangroves, les herbiers et les zones humides pour accroître la résilience des populations aux effets du changement climatique. L’adaptation basée sur les écosystèmes consiste à utiliser l’environnement naturel pour aider les populations à accroître leur résilience, à réduire leur vulnérabilité et à s’adapter aux effets du changement climatique. Cet environnement est principalement constitué par la biodiversité et les services écosystémiques tels que les zones humides, les mangroves et les herbiers marins.
Il convient de noter pour mémoire, que les activités du FVC sont alignées sur les priorités des pays en développement grâce au principe de l'appropriation par les pays, et le Fonds a établi une modalité d'accès direct afin que les organisations nationales et infranationales puissent recevoir des financements directement, plutôt que seulement via des intermédiaires internationaux. Le Fonds accorde une attention particulière aux besoins des sociétés qui sont très vulnérables aux effets du changement climatique, en particulier les pays les moins avancés (PMA), les petits États insulaires en développement (PEID) et les États africains.
Les pays en développement nomment une autorité nationale désignée (NDA) qui sert d'interface entre leur gouvernement et le FVC, et doit approuver toutes les activités de projet du FVC dans le pays. Cette approche dirigée par les pays garantit que les activités du FVC fonctionnent en harmonie avec les priorités nationales. Un point focal national existe en la personne de M. Youssouf Hamadi ancien secrétaire général du ministère de l’environnement et dernièrement le conseil des ministres vient d’approuver les statuts de l’Autorité Nationale Désignée (AND) dans le cadre du FVC.
L'objectif de toutes les activités du FVC est d'aider les pays en développement à limiter ou réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux impacts du changement climatique. Comme on le constate, des financements pour l’adaptation contre le changement climatique existent. Reste le challenge de mobiliser les capacités pour les canaliser vers le bien-être des communautés locales.
Mmagaza
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