La Gazette

des Comores

Le gouvernement se prépare à l’après Covid-19

Le gouvernement se prépare à l’après Covid-19 © : HZK-LGDC

Le porte-parole de la présidence a dévoilé lors d’une conférence de presse les projections du gouvernement. Dans ses propos, Mohamed Issimaila annonce que les autorités se préparent à l’après Covid-19 économiquement, en étudiant les mesures à mettre en place pour accompagner le secteur. A cette occasion, il a évoqué le couvre-feu, les rapatriements des comoriens bloqués à l’extérieur et a insisté sur le respect des mesures barrières.


Le porte-parole de la Présidence, Mohamed Issimaila a fait une sortie médiatique au cours de laquelle il a parlé de la Covid-19 et des mesures d’accompagnement post-pandémiques. Sans être trop convaincant, le conférencier rassure que « le gouvernement se prépare déjà pour l’après pandémie » et surtout pour ce qui est de l’économie. « Avant qu’un vaccin ne soit découvert, les pays du monde entier doivent apprendre à vivre avec cette maladie sans mettre de côté la vie quotidienne », explique-t-il. Revenant sur les mesures prises depuis le début de cette crise sanitaire, Mohamed Issimaila précise qu’il a été question de prendre des dispositions inhabituelles au mode de vie des comoriens, du point de vue religieux ou social. « Les mesures prises ont, dans un pays insulaire, faible et à faible connaissance, permis de mieux nous protéger contrairement à d’autres pays », renchérit le porte-parole de Beit-Salam qui insiste sur la préoccupation des autorités face à l’économie nationale et le retour à une vie normale dans un futur proche.

Conscient de l’évolution de la pandémie sur le territoire, cet ancien ministre de l’éducation appelle à un renforcement des mesures barrières. « Pour contrôler le pic de la maladie dans notre pays, il revient à la jeunesse plus précisément de faire preuve de responsabilité. S’ils (les jeunes) se contentent de respecter les mesures barrières comme porter le masque, se laver les mains régulièrement et respecter la distanciation sociale, cela aidera à protéger les plus âgés qui sont aussi les plus vulnérables », explique-t-il.

Des retours sur l’ouverture des marchés et la fermeture des mosquées, le porte-parole de la présidence tente, tant bien que mal, de montrer que le comorien, pour se nourrir, vit au quotidien. « Peu sont ceux qui arrivent à faire un stock alimentaire d’une ou deux semaines d’autant plus que nous (le pays) n’avons ni les moyens ni les conditions pour confiner la population. L’ouverture des marchés s’imposait pour que la population puisse se nourrir », soutient-il. Et de préciser que « si les lieux de culte sont fermés, c’est pour protéger la population. Autant pour l’ouverture des marchés ».

Du couvre-feu et de sa date limite, le conférencier dit que celui-ci était important pendant le ramadan car selon lui, « nous avons l’habitude de rester palabrer dans les places publiques en cette période de ramadan ». « La décision d’instaurer un couvre-feu s’imposait car c’est un moyen pour contrecarrer nos mauvais pratiques. Il est évident qu’il est important de ne pas restreindre la liberté de circuler pour la population, mais la lutte contre cette pandémie est plus importante que toute autre chose », avance Mohamed Ismaël.

Des comoriens bloqués à Madagascar et de leur rapatriement, le conférencier reste ferme et assure que « ces concitoyens seront traités de la même manière que tous les autres ». Il affirme que tout le monde doit être réaliste car « nous sommes un des pays les plus pauvres, nous ne pouvons pas faire comme des grandes puissances mais nous devons agir selon nos capacités pour protéger nos concitoyens partout où ils se trouvent ». 

La protection de la population et la lutte contre la propagation de la Covid-19 est le souci majeur des autorités, raison pour laquelle le porte-parole met en doute une ouverture prématurée des frontières bien que d’autres pays ont déjà communiqué des dates. S’appuyant sur les décisions de certains pays européens, le conférencier dit que « nous ne pouvons pas nous prononcer sur une date officielle d’ouverture de nos frontières car nous n’avons pas les moyens et les conditions de prévention dans les normes. Même-si certains pays ouvrent les leurs, nous pouvons garder les nôtres momentanément fermées ».

A.O Yazid

 


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