La Gazette

des Comores

Le harcèlement sexuel en milieu de travail

Le harcèlement sexuel en milieu de travail © : HZK-LGDC

Dans le cadre de la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu de travail, un atelier s'est tenu vendredi 3 novembre dernier à Fomboni. Organisé par le PNUD, l’atelier avait pour objectif de sensibiliser ses partenaires, sur les stratégies à mettre en place pour assurer la protection des victimes de violences. « Jusqu'à présent, la dénonciation reste le moyen le plus efficace contre le harcèlement en milieu du travail » dit-on.


Les responsables du Programme des nations-unies pour le développement, le Parc national de Mohéli, la sécurité civile, la gendarmerie ainsi que la police nationale et la presse ont été conviés à un atelier de sensibilisation à Fomboni sur la lutte contre le harcèlement sexuel notamment en milieu du travail. Toutes les questions liées à l'abus, l'exploitation des mineurs et le harcèlement sexuel ont été abordées en vue de lutter contre ce fléau.

La violence qui est définie comme l’utilisation de force ou de pouvoir physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer, voir détruire ou nuire à une personne est un mode de persécution, selon Ibtissana El-kabir, point focal PNUD chargé de l'exploitation, abus et harcèlement sexuel, consistant à enchaîner de façon répétée des agissements ou des paroles hostiles afin de démoraliser et d’affaiblir psychologiquement la personne qui en est la victime. Une étude récente faite par le bureau régional de l'organisation Internationale du travail montre qu'une personne sur cinq, soit 23% des travailleurs et travailleuses à travers le monde font face à des cas de violence ou de harcèlement sur leur lieu de travail. Cette réalité déplorable touche également ces dernières années les Comores. Les jeunes filles sont deux fois plus explosées à cette situation que les hommes.

Selon cette experte du PNUD, la dénonciation reste le moyen le plus efficace contre le harcèlement en milieu du travail. « Je pense qu'ici le but est de pouvoir en parler ouvertement, de ne pas avoir peur de dénoncer mais aussi de se dire quoi qu'il arrive il y'aura toujours des gens qui seront là pour t'aider à lutter contre ces genres des conduites sexuelles » a-t-elle rassuré. « Quel que soit en milieu du travail, dans la rue, ou même au sein des familles, tout acte de violence doit être dénoncé pour la sécurité de tous » a ajouté Mme Ibtissana. Les élus communaux ainsi que les services chargés de la protection de la femme et des enfants sont appelés à travailler en étroite collaboration pour éradiquer ce fléau dans la société comorienne.

Riwad

 


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