La Gazette

des Comores

Le Japon dévoile ses ambitions et perspectives avec l’Afrique

Le Japon dévoile ses ambitions et perspectives avec l’Afrique © : HZK-LGDC

Le Japon tente tant bien que mal de s’imposer sur le continent africain. A travers la JICA, agence de coopération internationale du Japon, l’Empire du soleil levant se démêle, s’appuyant sur son programme TICAD, Tokyo International Conference on African Development, pour séduire le continent noir, nouvelle destination dans le développement de la Coopération et des relations internationales.


Devant la presse ce jeudi 18 août, les autorités du Japon, dont M. Miyashita Tadayuki, Directeur Général Adjoint d’Afrique au Ministère des Affaires Étrangères, et M. Kato Ryuishi, Vice-président de l’Agence japonaise de la Coopération Internationale (JICA), ont parlé de la tenue prochaine de la Tokyo International Conference on African Development (TICAD 8). L’occasion pour les journalistes africains présents sur la plateforme Zoom de connaître d’avantage sur ce programme de coopération entre Tokyo et l’Afrique. Après une brève présentation du programme débuté en 1993, M. Tadayuki a souligné l’importance de l’appropriation par l’Afrique pour son développement. « Il faut considérer les enjeux sociaux pouvant devenir un accès important de croissance », a expliqué le Directeur Général adjoint pour l’Afrique revenant sur l’impact du changement climatique. « Sur ce, nous devons en tenir compte et trouver des solutions pour protéger les plus vulnérables », a-t-il poursuivi, citant en effet l’impact de la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

Pour ce fait, le représentant du Ministère des Affaires Étrangères du Japon évoque les trois piliers, qui sont économique, social, paix et stabilité, bases de ce programme de coopération. Il s’agit du développement des ressources humaines de qualité, d’accélération des investissements japonais sur l’Afrique, de l’économie verte, des nouvelles technologies de l’éducation, de l’environnement et de la santé entre autres. « Le système de santé en Afrique est considéré comme vulnérable donc nous voulons en faire pour apporter des solutions à cette vulnérabilité en misant sur la formation des ressources humaines dans les différents secteurs sociaux pouvant contribuer à une santé saine », a-t-il précisé.

Pour ce qui est de la paix et de la stabilité dans le continent, les autorités japonaises dénoncent les « changements anticonstitutionnels ». « La démocratie et l’Etat de droit sont deux concepts qui inquiètent le Japon. Nous voudrions apporter des solutions concrètes pouvant conduire à des changements démocratiques pour stabiliser la situation politique sur le continent et ainsi consolider la paix », a indiqué M. Miyashita Tadayuki.

Le Japon entend bien contribuer et apporter plus dans le développement du numérique et promet son soutien immense dans le domaine de la santé (médical et pharmaceutique). Pour le cas spécifique de l’Union des Comores, le Japon rappelle que les différents protocoles d’accord signés pendant ce grand rendez-vous des Chefs d’Etat et de Gouvernement, ce sont les entreprises privées qui sont signataires. « Chaque pays peut tirer profit dans les investissements selon l’ordre des priorités. Maintenant, pour le cas de l’archipel des Comores, le pays doit aménager son climat des investissements et des affaires pour attirer beaucoup d’attention car chaque situation peut être un atout », a-t-il dit.

Du rôle de la JICA, agence de coopération internationale du Japon, il est question de faciliter l’accès aux crédits dans les banques  mais aussi d’accompagner le pays à réaliser leurs projets comme c’est le cas avec le programme CARD, Coalition africaine pour le développement du riz. Sur ce cas précis et en question posée sur la transition entre les dons de riz attribués à l’Union des Comores à la production locale, M. Kato Ryuishi, Vice-président de la JICA, affirme que ce sont en tout 32 pays africains qui participent à ce programme et que « les Comores pourraient bien y participer selon les souhaits des autorités et que c’est la seule solution pour faciliter l’accès à ce programme ». Pour rappel, la TICAD 8 va se tenir très prochainement en Tunisie et contrairement aux dernières années, cette fois-ci, ce grand rendez-vous entre le Japon et l’Afrique sera ouvert au monde des Affaires et du business.

Kamal Gamal

 


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