La Gazette

des Comores

Le journaliste Oubeidillah Mchangama empêché d’exercer son métier par la justice

Le journaliste Oubeidillah Mchangama empêché d’exercer son métier par la justice © : HZK-LGDC

Sous contrôle judiciaire depuis vendredi 04 septembre dernier, Oubeidillahi Mchangama ne peut plus exercer ses fonctions de journaliste jusqu'à nouvel ordre. Soutenu par le Syndicat des journalistes et la section comorienne de l’Union de la presse francophone, le journaliste compte faire appel de cette décision prise à son encontre au terme de 24h de garde à vue.


 

Poursuivi par le ministère de la justice pour « publication de fausses novelles et complicité », Oubeidillahi Mshanagama, est placé sous contrôle judiciaire, et ce au terme d’une garde à vue de 24H à la gendarmerie de Moroni où il était détenu depuis jeudi 3 septembre. Déféré au parquet le lendemain vendredi, puis devant le juge d’instruction le même jour, l’animateur vedette de Fcbk FM et de RCM-13 est interdit purement et simplement d’exercer son métier.

 

Le juge lui a en effet interdit de quitter l’île de Ngazidja sans son autorisation ; ne pas tenir des réunions publiques ou privées ; ne pas faire des déclarations sur les médias ; ne pas publier des messages sur les réseaux sociaux…Toute cette ribambelle de restrictions alors que le ministère « n’a pas de preuves suffisantes à la charge de l’inculpé » comme l’on peut lire dans l’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire émis contre le prévenu.

 

Comme le rappellent le Syndicat des journalistes aux Comores et la section comorienne de l’Union internationale de la presse francophone, c’est dans une vidéo diffusée en direct en début de la semaine dernière sur Fcbk FM, lque e journaliste a appelé à l’ouverture d’une enquête par le Conseil supérieur de la magistrature pour faire la lumière sur la gestion du budget alloué aux audiences spéciales sur des agressions sexuelles du 10 au 23 aout.

 

« A aucun moment dans l’entièreté de son intervention, le journaliste n’a cité ni accusé personne. Il a juste, et, nous le réitérons, en toute légitimité, demandé de la transparence sur la gestion d’un fonds public par une entité publique », rappelle l’UPF, tandis que le SNJC de son coté souligne qu’un journaliste « est dans son droit le plus absolu quand il demande l’ouverture d’une enquête sur des dossiers dont il doute de la transparence de la gestion ».

Andjouza Abouheir

 


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