Après l’annonce du Syndicat des enseignants (Sneuc) de partir en grève illimitée à partir du lundi 6 janvier, le ministre de l’éducation nationale a tapé du poing sur la table pour montrer son désaccord total au mot d’ordre du syndicat.
Le feuilleton entre le syndicat des enseignants (Sneuc) et le ministère de l’éducation national bat son plein. Après une annonce du secrétaire général du syndicat sur la grève illimitée, la réaction du ministre de l’éducation nationale ne s’est pas fait attendre. Dans un courrier en date du 5 janvier, en réponse à un autre qui lui a été adressé la veille par le syndicat, Moindjie Mohamed Moussa affiche clairement son opposition à la grève.
Le ministre indique en effet que coté gouvernement, le protocole du 2 décembre a été respecté. « Nous avons appris avec regret cette décision d’entrer en grève sans préavis et d’annuler le protocole du 02 décembre 2019 pour un motif qui ne figure pas parmi les quatre points dudit protocole », lit-on dans le courrier du ministère à l’endroit du Syndicat. « Le ministère de l’éducation n’a pas failli à ses engagements et que le point restant à débloquer relève aussi de votre responsabilité ».
Le ministre considère que l’université est toujours fonctionnelle. Il invite en outre le Sneuc qu’en cas de litige, ils doivent adresser leur prochain courrier à l’administration centrale de l’université « qui est votre autorité hiérarchique directe ». Une manière peut-être pour le ministère de se décharger un brin de la gestion des sempiternelles crises liées à l’éducation en général.
Jointe au téléphone par nos soins, le secrétaire général du Syndicat campe sur ses positions. « La grève va continuer jusqu’à avoir gain de cause. Tant que nous n’aurons pas des négociations dans les normes répondant à nos revendications, nous n’allons pas prendre le chemin de l’école » martèle l’air déterminé Abdou Said Mouignidaho.
Contrairement aux dires du ministre de l’éducation nationale, le patron du Sneuc montre qu’un préavis de grève a été déposé depuis le 14 novembre. Le document porterait au détail près l’évolution des différentes négociations. « Vu qu’ils n’ont pas respecté leur engagement, nous étions dans l’obligation de rompre le protocole » conclut-il.
Andjouza Abouheir
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