La Gazette

des Comores

Le ministre de l’éducation entend sanctionner les fraudeurs

Le ministre de l’éducation entend sanctionner les fraudeurs © : HZK-LGDC

Le ministre de l’éducation nationale a tenu une conférence de presse, samedi dernier pour présenter brièvement le déroulement de l’année précédente à savoir, le baccalauréat précédent, la corruption universitaire, la grève des enseignants et les droits d’inscription aux examens nationaux.


Quatre aspects majeurs ont fait l’objet d’un face à face samedi dernier à Moroni, entre le ministre de l’éducation nationale et la presse. Moindjie Mohamed Moussa a passé en revue les différentes questions qui touchent son département. Pour l’année 2018-2019, le conseil de discipline a organisé des assises et a pris des sanctions pour les candidats attrapés pour tentative de fraude lors de la dernière session du baccalauréat. Ces sanctions sont prévues à l’encontre des professeurs, des responsables, des surveillants et des élèves, dans un arrêté portant sanction aux auteurs de fraude, des manquements aux examens nationaux de la session 2019.

« Les concernés sont interdits d’exercer leurs fonctions à vie dans toute administration scolaire », précise le ministre de l’éducation nationale. Pour les surveillants, la note stipule qu’ils doivent s’abstenir pour une durée de 7 ans de toutes fonctions aux examens nationaux, et ne peuvent pas être des chefs d’établissement scolaire. Le ministre a interpellé certains établissements de s’en tenir à cette décision ministérielle. « Si un établissement décide de passer outre cette décision, il verra son agrément retiré » martèle-t-il. Sur cette question de fraude, le ministre de l’éducation a ordonné la destruction des téléphones portables des candidats ayant fraudé lors du baccalauréat 2018-2019. 

En ce qui concerne l’Université  des Comores, le ministre s’est penché sur la corruption supposée à la faculté de droit et d’économie. Le conseil d’administration a déjà pris ses sanctions. « L’un s’est vu retenir la moitié de son salaire selon la gravité de la faute et l’autre, est démis de ses fonctions », annonce Moindjie Mohamed Moussa. Dans un souci de redresser  l’image de la faculté et de l’université dans son ensemble, le ministre espère restaurer et renforcer la qualité de l’enseignement d’une part et d’autre part, préserver les étudiants et les élèves de la culture de la triche et de la gratuité des notes.

Pour ce qui est de la grève du SNEUC, le ministre a salué le courage des enseignants chercheurs et promet de son coté de veiller à leurs revendications. Et enfin pour la hausse des droits d’inscription aux examens nationaux, M. Moindjie a assuré que c’était pour la bonne cause et pour le bon déroulement des examens.

Andjouza Abouheir

 


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