La Gazette

des Comores

Le ministère opte les cours magistraux à distance

Le ministère opte les cours magistraux à distance © : HZK-LGDC

Pour assurer une reprise des cours avec le protocole sanitaire, Moindjié Mohamed Moussa parle d’une alternance des cours pour les écoles et des cours magistraux à distance pour les étudiants de l’université. Par là, il appelle les écoles privées à veiller au respect des mesures pour éviter des sanctions sévères, qui peuvent aller jusqu’à la fermeture de certaines d’entre elles.


24 heures après l’annonce de la réouverture progressive des écoles, le ministre de l’éducation nationale Moindjié Mohamed Moussa est revenu sur la question. Selon lui, cette réouverture n’est pas automatique mais conditionnée à la garantie de protection de la population. « Nous avons pris l’initiative d’ouvrir les écoles pour ne pas impacter l’éducation de nos enfants. Par ailleurs, l’inspection veillera sur l’application des mesures sanitaires pour éviter la propagation de la covid-19. Dès ce lundi 22 février, l’Université des Comores rouvrira ses portes avec des dispositifs conformes aux règlements sanitaires. « L’année académique comprends trois phases à savoir la phase évaluative, les travaux dirigés et les cours magistraux », énumère-t-il. De ce fait, pour faire respecter la distanciation physique dans une salle de plus de 100 personnes, les cours magistraux se feront par la facilitation de la plateforme classera, c'est-à-dire à distance. Quant aux travaux dirigés et examens, les mesures sanitaires seront au rendez-vous, thermo-flash, masque obligatoire et lavage des  mains.

Le problème en est que plus de 80 étudiants et professeurs ne sont pas munis d’ordinateurs portables et certains d’entre eux ne savent même pas comment manier ces outils, sans oublier le problème d’internet. Interrogé sur la question, le ministre dit qu’il est temps que cela change. « Ailleurs, chaque étudiant est muni d’un ordinateur et pourtant ce n’est pas l’Etat qui les fournit. Pourquoi chez nous c’est compliqué. Il faut que les parents s’adaptent, dit-il. Quant à la connexion, j’ai remarqué que plusieurs d’entres eux surfent sur internet et ils devront faire pareil pour leurs cours», explique-t-il.

Un mois depuis la fermeture des écoles à Moheli, le ministre de l’éducation nationale parle d’une situation stable au niveau de l’ile raison pour laquelle ils ont pris cette décision. « Des séances de rattrapage seront faites des ce lundi 22 février afin de compenser les jours creux. Les acteurs de l’éducation feront le nécessaire», rassure-t-il. Pour le 1er mars, Moindjié fait savoir que la reprise à Anjouan et Ngazidja se fera en alternance pour mieux respecter la distanciation physique. Les communes, les autorités sanitaires, le ministère de l’éducation vont étudier la procédure envisageable afin d’éviter les risques de contamination. Le ministre appelle les écoles privées à prendre leurs responsabilités. « Cette fois-ci, nous allons prendre les choses en main. Chaque école doit veiller sur l’application stricte des mesures sanitaires, sinon ces écoles seront fermées et l’inspection y veillera », indique le ministre, avant d’ajouter que « quant aux écoles publiques, les mesures seront de mises. Il est à noter que le ministère de l’éducation travaille avec les autorités sanitaires pour endiguer la pandémie en milieu scolaire ». 

Andjouza Abouheir


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