Après de multiples rencontres, suite à la note en conseil des Ministres qui a renvoyé les travaux de la commission ad-hoc, un préavis de grève a été lancé pour le 6 mai dernier mais l’intersyndicale a décidé finalement de partir en grève dès hier lundi 9 mai. Le mot d’ordre a été relativement bien suivi sur l’ensemble du territoire. Certains enseignants et quelques élèves se sont présentés sur les établissements mais les cours n’ont pas eu lieu comme il se doit.
Les sections régionales de l’intersyndicale de Ndzouani, Mwali et Ngazidja se sont concertés le samedi dernier sur la conduite à tenir suite au refus des autorités de l’État d’appliquer la nouvelle grille indiciaire aux enseignants du primaire et du secondaire. Après plusieurs options sur la table, celle retenue en dernier lieu est de partir en grève dès le lundi 9 mai. Joint au téléphone, le secrétaire général du syndicat régional à Mohéli précise que les enseignants doivent se présenter sur leurs lieux de travail sans enseigner. Chose faite dans presque tous les établissements publics du territoire national, à quelques exceptions près. « Et les bulletins ne seront pas remplis jusqu’à nouvel ordre » a-t-il ajouté.
Pour rappel, sur une note n°22-01/IE/SG datant du 14 avril dernier, l’intersyndicale de l'éducation avait prévu d'entamer une grève illimitée dès le vendredi 6 mai suite à la décision inattendue du conseil de ministres du 13 avril dernier et qui a renvoyé les travaux de la commission technique conjointe ad-hoc. L’intersyndicale de l'éducation se dit déçue et inquiète de cette décision. « Pas de remplissage des bulletins et des conseils de classe ni une reprise des cours après les vacances » peut-on lire dans ce communiqué. Cependant, les portes de la négociation, selon le syndicat ne sont pas fermées. C’est alors que le délégué à la défense Youssoufa Mohamed Ali viendra clarifier sans mâcher ses mots, que le gouvernement ne peut pas appliquer cette nouvelle grille telle qu’elle est. Et la guerre d’Ukraine fait partie des raisons avancées par Belou.
Une autre rencontre a été tenue le jeudi 5 mai entre les syndicalistes et les autorités et avait comme objectif d'informer le Ministère de l’éducation et le délégué à la défense de la réponse issue de la base du syndicale. « Ces autorités sans mot dire, ont pris congé de nous » a fait remarquer un syndicaliste. « Notre grille indiciaire n'a pas changé depuis plus de 20 ans. Le salaire est censé augmenter tous les 2 ans ce qui n’est pas le cas. Maintenant les professeurs ont faim et ne peuvent plus exercer leur métier dans cette situation » regrette Mohamed Harouna, le secrétaire général au niveau régional de l’intersyndicale de l'éducation à Mohéli. Ce syndicaliste estime qu’ils ont été trahis par les autorités gouvernementales.
Riwad
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