Le mouvement citoyen Adrikni refait surface face aux problèmes d’eau et d’électricité auxquels est confrontée la capitale fédérale ces dernières semaines. Un rassemblement qui a été prévu samedi dans la matinée à la place Badjanani de Moroni a été empêché par les forces de l’ordre. Ce qui était possible sous Ikililou, ne l’est plus sous Azali…
Interpellé par la crise énergétique qui happe la capitale ces dernières semaines, le mouvement Adrikni composé exclusivement de femmes revient sur le champ de bataille après cinq années de silence. Un rassemblement a été prévu à la place Badjanani où ces vaillantes femmes ont l’habitude de se réunir pour faire passer leur message. Mais ce temps est révolu. Elles n’ont pas été autorisées à se réunir.
L’armée envoyée par la préfecture, avait bouclé toute la zone. Leur message, c’est depuis les ruelles de la médina, à l’abri des hommes en treillis, qu’elles l’ont fait passer. Dans son intervention, la présidente de l’association Amina Hassanali épouse Abbas Djoussouf, a montré sa satisfaction qu’aussitôt annoncée, la mobilisation ait commencé à donner ses fruits. « Depuis ce matin, l’électricité est plus ou moins rétablie ».
« Nous voulons des actions concrètes », martèle celle qui rappelle que les nouveaux groupes électrogènes n’ont fonctionné que pendant une petite année. L’intervenante rappelle également qu’à l’époque du président Ikililou, soit en 2015, Adrikini (comme tous les autres mouvements) pouvait manifester sans crainte. « Mais aujourd’hui, au moindre geste on est opprimé ». Adrikni dit attendre des résultats concrets de la part du gouvernement à la suite de cette première action. A défaut de quoi, « nous montrerons notre mécontentement ».
Andjouza Abouheir
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