Des images du corps sans vie d’Ahmed Djaza circulent sur internet depuis le soir du samedi 21 novembre dernier. Sur ces photos réalisées dans le besoin de l’enquête, l’on voit des ecchymoses sur le corps de l’ancien président de la Ceni. Ce qui, aux yeux de l’opinion, crédite la thèse d’un assassinat. Le procureur de Moroni qui réagissait à propos de la fuite desdites images, n’a pas démenti. Bien au contraire, il annonce l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs de cette fuite.
Suite à la divulgation des photos d’Ahmed Djaza sur les réseaux sociaux le week-end dernier, le procureur de la République a annoncé devant la presse, mercredi dernier, l’ouverture d’une enquête pour identifier les auteurs de la fuite de ces images censées rester confidentielles, entre les enquêteurs. Ces images révèlent des ecchymoses sur le corps de l’ancien président de la commission électorale, retrouvé mort dans son cabinet au matin du samedi 2 mai dernier. Ce qui crédite la thèse d’un assassinat. D’ailleurs, le procureur de la République ne l’a pas démenti.
Il a de prime abord rappelé que le certificat médical effectué par le médecin légiste de Djaza « n’a pas été affirmatif ni sur la thèse criminelle, ni sur celle d’une mort naturelle ». « Les circonstances de sa mort n’ont pas été clarifiées. Donc j’ai jugé utile d’ouvrir une enquête » pour démêler le faux du vrai. Sauf qu’avant le bouclage de ladite enquête, voilà que des pièces à conviction atterrissent sur le web. Ce qui irrite le parquetier, et heurte une partie de l’opinion.
D’après toujours le conférencier, cette fuite est vraisemblablement du fait des enquêteurs. L’enquête en question était, dans un premier temps, confiée à la police nationale. Un peu plus tard le procureur de Moroni l’a dessaisie pour la confier à la gendarmerie. A lire entre les lignes, c’est sur ces deux institutions que se basera l’enquête pour connaitre le ou les auteurs de cette fuite qui « porte atteinte à la dignité du défunt » pour reprendre les termes de Mohamed Abdou, le procureur. Rappelons que des pages Facebook proches du régime s’adonnent à cœur joie à diffuser des images censées rester secrètes, notamment des auditions à la gendarmerie des personnalités critiques au pouvoir.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC