Le centre de santé de district (CSD) de Djando a tenu son assemblée générale annuelle dimanche dernier, sous la supervision du projet COMPASS. C’était l’occasion pour les responsables, les agents et tous ceux qui sont impliqués dans le fonctionnement du CSD de faire le bilan, soulever les difficultés rencontrées et proposer des solutions. C’est dans le but d’améliorer la prise en charge des patients.
Dans ses objectifs d’améliorer les soins de santé primaire, le projet COMPASS prend la charge d’organiser chaque année les assemblées générales au niveau des Centres de Santé de District (CSD). À Mohéli c’est le CDS de Wanani dans le plateau de Djando qui a donné dimanche dernier le coup d’envoi. Cette assemblée a pu regrouper les responsables insulaires du projet COMPASS, le personnel soignant ainsi que les associations communautaires de la région.
Plusieurs questions ont été soulevées lors de cette rencontre annuelle notamment l'accueil des patients dans ce centre ainsi que leur transfert de Wanani vers le CHRI de Fomboni et surtout les ressources financières pour le fonctionnement de cette structure. « En cas d'un transfert d'un patient du CSD vers le CHRI de Fomboni, c'est au patient d’assurer la charge, soit 10L d'essence pour le transport de l'ambulance qui coûte au mois 6000 fc. Ce qui est difficile pour les patients. Raison pour laquelle beaucoup de malades préfèrent rester chez eux plutôt que de se rendre à l'hôpital » déplore Dr Ali Attoumane Madi, médecin traitant du CSD de Wanani.
Il est à noter que ce CSD accueille des patients venant des 7 villages qui composent la région de Djando. Il est en plein chantier de réhabilitation grâce à l'appui technique et financier du projet Pasco, relayé par le projet d'Approche Globale de Renforcement du Système de Santé(COMPASS). Néanmoins ce centre de district rencontre d'énormes difficultés liées à la prise en charge des patients, mais aussi au fonctionnement du personnel.
Un autre problème majeur lié aux ressources financières du fonctionnement de ce centre de santé a été également souligné. Les recettes propres de la pharmacie sont censées recouvrir toutes les dépenses internes du centre telles que la régularisation des factures d'eau, d'électricité et autres. Ce qui n’est pas le cas car, selon les responsables, la pharmacie n'arrive pas à joindre les deux bouts pour répondre aux attentes de la population locale.
L'on notera également que les chambres d'hospitalisation, selon un responsable d’association, ne sont pas classées en fonction du genre, ce qui ne met pas à l'aise certaines personnes. Pour remédier à ces incommodités, la mise en place d'une mutuelle de santé et d’une caisse sociale a été envisagée en attendant bien-sûr l'aide du gouvernement. La création de cette caisse sociale qui sera, selon les intervenants, sous l'œil des associations communautaires, reste un espoir pour améliorer cette situation.
Riwad
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