Une réunion de prise de contact entre le directeur général de la douane et les opérateurs économiques de Mohéli s'est tenue samedi 2 septembre dernier à la chambre de commerce de Mohéli (CCIA). C'est pour échanger afin de trouver une solution aux difficultés que rencontre le secteur privé et l'administration générale des douanes. Ce premier round des discussions a fini par donner des fruits car une commission bipartite de 7 membres sera créée dans un bref délai pour régler les conflits entre les deux parties.
Moustoifa Mohamed, directeur général de la douane des Comores s'est entretenu avec le secteur privé en particulier les opérateurs économiques de Mohéli samedi 2 septembre dernier à la CCIA de Mohéli. Cette réunion avait pour objectif d'améliorer le dialogue public-privé à l’œuvre depuis trois ans au profit du développement économique et de l’émergence du pays. La croissance exponentielle des échanges commerciaux et les impacts post-COVID et de la crise russo-ukrainienne qui frappent lourdement la chaîne logistique internationale ont créé des nouvelles demandes et perspectives. Et par rapport au rôle que doit jouer la douane, les opérateurs économiques souhaitent accélérer les mouvements des marchandises tout en réduisant les coûts de la chaîne d’approvisionnement.
Raison pour laquelle le directeur de cette institution s'est déplacé dans l’île afin de rencontrer les commerçants, dans l'objectif de conclure un protocole d'accord permettant de booster l'économie de l'île et du pays sans transiger sur la sécurité aéroportuaire. « Il est de plus en plus nécessaire que la douane et le secteur privé coopèrent avec synergie et veillent à adapter les règlements, les politiques et les programmes à cet environnement qui est en constante évolution, car la douane n'est pas là pour nuire aux activités économiques des commerçants. Au contraire la douane et le secteur privé sont là pour travailler ensemble dans l'intérêt de tous » a indiqué le directeur général de la Douane.
Les opérateurs économiques ont fait part à cette haute autorité des différents obstacles qu'ils rencontrent au port de Bangoma en voulant dédouaner leurs marchandises. D'abord la hausse des taxes douanières à Mohéli contrairement aux autres îles des Comores, la facilitation du payement, le coût des frais entre Anjouan et Mohéli pour ne citer que ceux-là. « La douane doit faire le pari de traiter les volumes de marchandises en réduisant le plus possible les contrôles physiques, tout en en faisant preuve d’une plus grande efficacité et célérité » a espéré le directeur. Pour atteindre ces objectifs, les deux parties sont appelées à discuter ensemble à travers un programme proposant des solutions procédurales concrètes, durables et adaptées à la réalité du tissu économique local.
Riwad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC