Depuis plusieurs jours, le directeur général de la police nationale et le secrétaire général du ministère de l’intérieur sont placés sous contrôle judiciaire pour faux et usage de faux de documents administratifs relatifs à la confection de passeports comoriens. Et jusqu’à ce jour, aucun intérim n’est désigné pour remplacer Nassuf Kaissane.
L’autorité de l’État semble une fois de plus mise à rude épreuve. La récente arrestation du directeur général de la police et de la sûreté nationale a mis en lumière une gestion administrative défaillante, marquée par l'absence de mesures immédiates pour assurer la continuité du service public. Depuis son arrestation, aucune nomination intérimaire n’a été annoncée, laissant place à une incertitude préoccupante au sein de l’administration et des citoyens en attente de documents de voyage. Cela s’ajoute, aux personnes malades nécessitant des évacuations à l’étranger.
Le directeur général, figure clé de l’administration en charge de la délivrance des documents de voyage, a été inculpé et placé sous contrôle judiciaire du chef de faux et usage de faux de documents administratifs relatif à la confection de passeports de l’Union des Comores. Si les raisons de cette arrestation font encore l’objet d’investigations, son impact sur le fonctionnement du service des passeports est, quant à lui, bien visible. Les délais de traitement des demandes s’allongent, des dossiers restent en suspens et les citoyens se retrouvent pris dans une impasse bureaucratique. Dans tout système fonctionnel, l’arrestation d’un haut responsable devrait être immédiatement suivie de la désignation d’un intérimaire afin d’assurer la continuité du service public. Or, plusieurs jours après l’éclatement de l’affaire, aucune nomination officielle n’a été annoncée. Ce vide administratif illustre une gestion hésitante et un manque criant de réactivité de la part des autorités compétentes.
Ce silence et cette inaction ne sont pas des faits isolés. Ils s’inscrivent dans un contexte plus large où l’autorité de l’État semble s’effriter face aux événements. L’absence de directives claires et la lenteur dans la prise de décisions traduisent une faiblesse structurelle qui met en péril la confiance des citoyens envers les institutions. Plus encore, cela laisse la porte ouverte à des dysfonctionnements profonds pouvant avoir des répercussions sur d’autres secteurs de l’administration. Face à cette situation préoccupante, il devient impératif pour les autorités de désigner sans délai un intérimaire compétent afin de rétablir la normalité au sein du service des passeports. Au-delà de cette nomination, il est essentiel d’adopter des mécanismes plus efficaces et transparents de gestion de crise afin d’éviter que de tels blocages ne se reproduisent à l’avenir.
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