La Gazette

des Comores

Le personnel de Com’Air Assistance réclame trois mois d’arriérés de salaires

Le personnel de Com’Air Assistance réclame trois mois d’arriérés de salaires © : HZK-LGDC

« Nous ne sommes pas en mesure d’offrir à nos familles une fête digne de ce nom ». Les agents en poste sont dans l’expectative de leurs trois mois de salaires tandis que ceux qui sont (ou étaient) au chômage technique dans le cadre des mesures liées à l’épidémie de coronavirus, totalisent jusqu’à cinq mois d’impayés.


Le personnel de Com’Air Assistance est toujours dans l’expectative de leur salaire selon ce que nous rapportent plusieurs d’entre eux. La situation est loin d’être réglée. Alors que les agents de l’aviation civile et de l’aéroport ont touché leurs salaires, ceux de Com’Air Assistance doivent prendre leur mal en patience. Pris de colère, ces agents ne comprennent toujours pas le comportement de la direction générale. « Tous les fonctionnaires sont payés et n’ont pas d'arriérés de salaire. Jusqu’aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure d’offrir à nos familles une fête digne de ce nom », regrette un employé de la société Com’Air sous l’anonymat, laissant entendre que même les agents qui ont repris service depuis le 7 septembre, « cumulent encore 3 mois d'arriérés ». « N’en parlons plus ceux qui étaient au chômage technique  qui totalisent 5 mois d’arriérés. La situation est critique ».

 

Parmi leurs revendications, les agents de Com’Air Assistance demandent le retour du système d’exploitation pour les enregistrements automatiques des passagers et de leurs bagages (CUTE –SITA). Ce dernier était suspendu depuis février 2020 à cause de factures impayées. « Cette situation impacte gravement le voyageur, car il doit à nouveau faire l’enregistrement une fois à l’escale », constate non sans amertume un de nos interlocuteurs, lequel rapporte que  le directeur général a avancé une somme de près 10 millions de nos francs pour le SITA alors que la compagnie exploitante exige la totalité de la somme soit 20 millions de francs comoriens. « Ce qui est sûr, ça risque de dégénérer surtout dans nos activités. Il est certain que la direction prendra cela comme une excuse pour ne pas nous payer », présage-t-il. Les factures en souffrance fragilisent aussi la société. Leur nombre « dépasse largement » le capital social  de 112 millions Kmf alors que la dette est estimée à 360 millions Kmf. Jusqu’ou l’Etat vat-il laisser perdurer cette situation ?

 

Andjouza Abouheir

 


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