La direction générale de la sécurité civile, a ouvert, jeudi dernier à Fomboni, un atelier de révision du plan de contingence national multirisque (PCNM). Un processus d’analyse des risques potentiels a été dévoilé pour déterminer l’impact des dégâts éventuels sur la population, l’environnement, les infrastructures, en cas de catastrophes naturelles dans le pays. Plusieurs recommandations sont faites pour améliorer les techniques d'interventions.
La salle multifonctionnelle de Fomboni à Mohéli a servi de cadre ce jeudi 29 septembre pour un atelier de deux jours de réactualisation du plan de contingence national.Le directeur de cabinet du gouverneur, les maires des différentes communes de l'île et des agents de la direction régionale de l'environnement et le lieutenant-colonel Tachfine Ahmed Directeur général de la sécurité civile (DGSC) étaient présents à cet atelier.
« Permettez-moi d’attribuer ici, une mention spéciale au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), lequel, avant même la naissance de la DGSC, nous a toujours apporté son appui technique et opérationnel » a indiqué dans son intervention d’ouverture le Lieutenant-colonel Tachfine. L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités de gestion des situations d’urgence et de s’assurer de l’état de préparation du système national de gestion des risques de catastrophes avant la survenue de la crise, mais aussi de tirer des leçons de la gestion de la crise du cyclone Kenneth et de la Covid-19. Deux catastrophes qui ont eu des conséquences considérables dans le pays.
« On devrait réaliser régulièrement plusieurs plans d’action, se revoir chaque année, avant, pendant et après les catastrophes pour évaluer notre niveau d’intervention, l’efficacité des équipes et les failles pour pouvoir mieux se préparer aux catastrophes futures » a expliqué Tachfine. Les deux jours de cet atelier auront permis également de développer un réseau d’échange d’informations pour une meilleure coordination des interventions des différents acteurs et partenaires sur le terrain.
Il faut rappeler que l'Union des Comores est exposée de façon récurrente aux risques naturels d’ordre hydrométéorologiques (cyclones, inondations) géophysiques (éruptions volcaniques, séismes, glissements de terrain) et biologiques (diverses épidémies). Pour renforcer le niveau de préparation et de réponse à ces catastrophes, le pays a élaboré un Plan de Contingence National Multirisques (PCNM) et des Plans de contingence Insulaires qui sont réactualisés régulièrement. Le PCNM est créé pour la première fois en 2015 et a été activé pour la dernière fois en avril 2019 lors du passage du cyclone Kenneth qui a affecté 345131 personnes dont plus de 185 000 sévèrement. Depuis fin 2019, le monde entier fait face à une menace sans précédent due à la COVID-19 qui a déstabilisé non seulement les systèmes sanitaires des différents pays, mais également l’ensemble des secteurs du développement socio-économique du pays.
Riwad
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