Réuni à Mohéli, le comité de pilotage des projets soutenus par l’UICN (union internationale pour la conservation de la nature) a dressé un bilan encourageant des actions engagées pour la préservation des milieux marins. Entre avancées concrètes et perspectives ambitieuses, le projet RESEA (Régénération des Écosystèmes et des Systèmes Écologiques Aquatiques) s’impose comme un pilier de la résilience écologique et économique de l’archipel.
La réunion du comité de pilotage des projets appuyés par l’UICN s’est tenue le 24 avril dernier au siège de l’AMG (assurance maladie généralisée) à Mwali, rassemblant autorités locales, représentants ministériels et responsables de programmes environnementaux. Objectif : faire le point sur les réalisations en cours et définir les orientations futures pour renforcer la protection des écosystèmes marins aux Comores. Au cœur des échanges, quatre projets structurants ont été passés en revue, dont le projet RESEA. Ce programme vise à restaurer les paysages marins tout en renforçant leur résilience face aux effets du changement climatique et aux pressions humaines. Il bénéficie de l’appui financier de plusieurs partenaires internationaux, notamment le Canada, l’Islande, la Fondation Coca-Cola, Wilcox et la France.
Autre initiative notable, le projet BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), soutenu par la Fondation Mondero, se concentre sur la préservation de la biodiversité en haute mer et la promotion d’une gouvernance durable des espaces marins au-delà des juridictions nationales. Sur le terrain, les résultats sont jugés encourageants. Le projet RESEA affiche un taux d’exécution dépassant les 60%, tandis que le projet BBNJ atteint près de 80% de réalisation pour la période 2024-2026. Ces avancées traduisent une dynamique positive dans la mise en œuvre des actions de conservation. Parmi les leviers majeurs de cette réussite figure la mise en place des aires marines gérées localement (LMMA), qui placent les communautés au cœur des stratégies de préservation. Couplées à des solutions fondées sur la nature, ces initiatives contribuent à transformer la perception de l’océan : d’un espace vulnérable face à l’érosion, il devient progressivement un moteur de résilience et une source d’opportunités économiques durables.
S’exprimant lors de la rencontre, le directeur régional de l’environnement et des forêts à Mohéli, Mouktafi Said Ramadane, a salué ces avancées. Il a souligné le rôle déterminant des projets RESEA et BBNJ dans la protection du patrimoine marin, insistant notamment sur l’importance de l’implication communautaire. Il a par ailleurs appelé à renforcer les efforts de sensibilisation et la coordination entre les acteurs afin d’assurer la durabilité des actions engagées et d’amplifier leurs retombées positives, tant à Mohéli que dans l’ensemble de l’archipel. Avec ces initiatives, Mwali confirme son engagement en faveur d’une gestion durable de ses ressources marines, plaçant la conservation au cœur de son développement.
Riwad
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