La Gazette

des Comores

Le quartier Angola menacé par la montée des eaux de mer

Le quartier Angola menacé par la montée des eaux de mer © : HZK-LGDC

Angola comme les autres quartiers de Fomboni ou les villages côtiers de l’île, vit sous la menace permanente de la montée des eaux de mer. La seule et unique solution pour ces habitants du littoral reste la construction d’une digue, car « il n'y a plus d’autres endroits pour vivre » disent-il.


« Que faire pour sauver ces quartiers menacés par la montée des eaux de mer ? » c'est la question que certaines associations de Fomboni se posent. Ces quartiers les plus menacés à Fomboni sont surtout Mnadzi Modja, Angola et Colas. Peut-être parce qu’il y a eu auparavant une prise de sable de mer considérable.

« Il n'est un secret pour personne que chaque période de la marée haute, les eaux montent et parfois dépassent même nos habitations. Heureusement qu’on n’a jamais enregistré jusqu’ici des pertes humaines, mais seulement des dégâts matériels assez importants » témoigne Mohamed Ali Abdou, un habitant d'Angola.

Tout au long de Fomboni, comme dans d’autres villes et villages, plusieurs habitations sont installées le long du littoral sans aucune protection. D'abord parce que l’explosion démographique ne laisse pas le choix aux habitants que d'occuper les espaces côtiers sans la moindre réglementation. C’est aussi le lieu favori pour les pêcheurs qui se sont en majorité installés dans les quartiers Angola et Mnadzi Modja. Et la surpopulation de ces quartiers pousse certaines familles, malgré le danger encouru, à construire jusqu’au bord de la plage, au vu et au su des autorités communales et insulaires.

Comme la plupart des villages à Mohéli, les habitants de ces quartiers sollicitent auprès des responsables insulaires et gouvernementaux la construction d’une digue de protection. Pour eux c'est le seul moyen pour les protéger contre les dangers liés à la montée des eaux de mer. « Nous savons tous qu'actuellement il n'y a pas un autre endroit pour nous installer. Donc nous protéger là où nous sommes, serait un geste très salutaire » explique Mohamed Ali Abdou. Un phénomène qui s’accentue avec le réchauffement climatique, surtout pour les petits Etats insulaires comme les Comores.

Riwad

 

 

 


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