La Gazette

des Comores

Le riz Onicor introuvable à Anjouan

Le riz Onicor introuvable à Anjouan © : HZK-LGDC

Une soixantaine de conteneurs étaient bloqués au port de Mutsamudu depuis des semaines sans explications claires au niveau de la société ONICOR. Jeudi dernier, plus de 1620 T ont quitté le port de Mutsamudu mais pour acheter un sac de riz, c’est tout un combat.


1620 tonnes de riz ordinaire est la quantité affichée sur le compteur du dédouanement. Mais la distribution de ce produit de grande consommation reste un casse-tête chinois. Des embouteillages et bousculades dans plusieurs coins de la capitale. « Nous sommes à la recherche du riz, nous sommes à Mutsamudu depuis jeudi pour espérer avoir quelques sacs, mais en vain. On nous promet une tonne à se partager et on est là à attendre », lance Zouhoura Ali. Pour Zaidou Ahmed dit Jean Mangal, il a suivi un camion depuis le port mais on lui dit que cette quantité est déjà vendue. « Ce n'est ni le premier, ni le deuxième camion à faire la même course », précise-t-il.

Comme dit la radio nationale, la population en a marre de la gestion de ce produit de première nécessité qui n'arrange pas la vie quotidienne de nombreuses familles. Des citoyens indexent la gestion de stock de la société d’Etat et plusieurs réactions font état d'un marché noir, par le fait que le riz ne serait pas vendu à des vrais commerçants mais selon l'influence partisane ou le copinage.

Il y a quelques semaines, le prix de cette denrée de première nécessité se vendait à 8000 FC c'est-à-dire plus de 40 000 FC la tonne par rapport au prix homologué. À part cette cherté s'ajoute la quasi-rareté du riz. Les camions qu'on croise ou qu'on suit pour espérer se procurer un sac, on nous donne une même réponse : « c'est déjà vendu ». Les commerçants renvoient toute responsabilité à la société ONICOR. La Gazette des Comores a tenté de joindre le directeur régional de cette entreprise publique mais en vain.

Nabil Jaffar


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.