Après les travaux de la phase de diagnostic du schéma d'aménagement du territoire, le document final a été présenté mercredi dernier à Fomboni. Plusieurs partenaires et autorités y ont pris part.
Les acteurs impliqués depuis le début de la première phase du diagnostic du schéma d'aménagement du territoire s’étaient réunis mercredi dernier à la salle multifonctionnelle de Fomboni. L'objectif était de présenter et valider le document final de planification et d'élaboration de ce schéma. Les maires des différentes communes de l'île, les préfets, la direction régionale de l'urbanisme et de l'aménagement territorial, les représentants du Parc National de Mohéli ainsi que les experts du bureau de Suez et l’AFD comme partenaires techniques et financiers étaient tous présents.
Le sujet du schéma d'aménagement du territoire est un document qui oriente des projets. Ces derniers entrent dans le cadre du développement de l'île sous plusieurs thématiques notamment les équipements des infrastructures de base, le domaine social, la santé, l'éducation dans le respect du contexte environnemental.
« C'est une occasion pour voir de plus près si ce document reflète la réalité de la vie actuelle à Mohéli ou pas » explique Ben Omar Attoumane Tara, directeur régional de l'aménagement du territoire, chargé de l'urbanisme et des affaires foncières, qui est aussi membre du comité de pilotage pour l'élaboration de ce schéma.
Ce qui est à remarquer dans ce document, les villes de l’archipel se développement sans plan d’urbanisme. On assiste à un développement anarchique avec l’apparition des bidonvilles. À cela s’ajoute les problèmes fonciers qui conduisent souvent à des conflits. L’absence de cadastre, selon les experts, ne permet pas de sécuriser le droit foncier. « Un pays non planifié ne peut pas entrer dans le socle du développement économique et social » indique Ben Omar.
Et pour se faire, l'AFD a injecté 10 millions d'euros, soit 5 milliards de francs comoriens pour budgétiser ce projet. Le document présente des actions à prendre en considération et des priorités à régler dans l'immédiat. « Les actions y sont bien définies mais en ce qui concerne les priorités telle que la protection de la zone côtière contre la monté des eaux par exemple, est un engagement de l'État » devait préciser Ben Omar Attoumane Tara.
Riwad
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