Le syndicat national des journalistes aux Comores condamne avec fermeté l’agression délibérée du journaliste Oubeidillah Mchagama à la prison de Moroni. Il invite par ailleurs le ministre de la Justice à reconnaître publiquement la gravité de cet acte et prendre les dispositions appropriées pour assurer la sûreté en milieu carcéral.
Dans un communiqué publié le 23 avril dernier, le syndicat national des journalistes aux Comores (SNJC) dénonce une agression perpétrée contre le journaliste Oubeidillah Mchangama. En effet, ce dernier s’est fait agressé samedi 23 avril dernier à 13 heures au parloir de la prison de Moroni alors qu’il rendait visite à son ami Abdallah Abdou Hassane alias Agwa. Un autre détenu connu sous le pseudonyme Américain, se trouvait à plusieurs mètres du parloir quand il a commencé à vociférer et à lancer des insanités à l’endroit d’Oubeidillah Mchangama avant de l’attaquer physiquement avec un coup de caillou sur le visage, le blessant grièvement. Ce dernier est aussitôt conduit à l’hôpital de Santé militaire pour recevoir des soins.
D’après le SNJC, le détenu s’en est pris physiquement à Oubeidillah Mchangama le croyant à l’origine d’une publication relatant des faits concernant son statut de prisonnier. « La publication en question a pourtant été relayée et assumée, il y a quelques jours, par un autre individu en la personne de Mohamed Djaloud sur sa page Facebook », souligne-t-il avant d’ajouter que « les manques de protection des visiteurs et de surveillance des détenus à la prison témoignent de la dangerosité des lieux, donnant ainsi l’occasion aux prisonniers dangereux de commettre toutes les forfaitures. Nous déplorons également la lenteur de l’intervention des forces de sécurité ».
Face à cette violence gratuite, le SNJC condamne vigoureusement « cette agression délibérée d’un détenu contre un visiteur de la prison, victime de son statut de journaliste ». Il dénonce ces abus caractérisés contre les professionnels des médias qui risquent, à quelques jours de la Journée internationale de la presse, le 3 mai prochain, de faire perdre des points à notre pays dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontières (RSF). « Le Bureau du SNJC se réserve le droit de poursuivre l’agresseur si une mesure de blâme n’est pas prise à son encontre par l’autorité compétente. Le syndicat des journalistes appelle le ministre de la Justice à reconnaître publiquement la gravité de cette agression et à prendre les dispositions appropriées pour assurer la sûreté dans nos maisons carcérales », conclut-il.
Andjouza Abouheir
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