La Gazette

des Comores

Le SNJC dénonce le réquisitoire du parquet

Le SNJC dénonce le réquisitoire du parquet © : HZK-LGDC

Le Syndicat National des Journalistes des Comores est encore une fois monté au créneau pour dénoncer « un réquisitoire inique », la position du parquet concernant le procès des journalistes soupçonnés d’avoir diffamé un cadre de l’Office National de Radio et Télévision (ORTC) lors de la cérémonie de vœux des journalistes au chef de l’Etat le 17 janvier dernier.


Un an d’interdiction, trois mois de prison et 250 000 kmf d’amande contre Andjouza Abouheir et Abdallah Mze Mbaba. C’est ce qui a fait sortir de ses gonds le syndicat des journalistes comoriens qui juge que « dans son réquisitoire, le Parquet a justifié la gravité de la peine requise par le fait que le discours du Syndicat aurait terni l’image du pays parce qu’il a été relayé par la Presse internationale. Ce faisant, il révélait se soucier des apparences plus que de la sécurité des femmes journalistes sur leur lieu de travail ». 

Et le syndicat de démontrer preuve à l’appui les failles juridiques du réquisitoire du parquet             « Ces peines iniques ont été requises alors même qu’en vertu du Code pénal comorien, les infractions de diffamation et d’injure ne sont punissables que de 6 mois d’emprisonnement pour diffamation et 2 mois pour injure et que l’interdiction d’exercer qui peut être prononcée, n’est prévue que pour les fonctions de dirigeant d’organe de Presse », montre-t-il. Une façon intelligente pour le syndicat de qualifier un réquisitoire monté de toute pièce, qui ne s’appuie que sur une volonté manifeste de faire peur aux professionnels de la presse.

Une tendance que l’on retrouve sur le communiqué de protestation du SNJC. « Ce faisant, il révélait (le parquet) se soucier des apparences plus que de la sécurité des femmes journalistes sur leur lieu de travail », poursuit le syndicat. Et le syndicat de montrer toute la contradiction de la sentence requise par le parquet et les propos du chef de l’Etat qui a pris des initiatives et des mesures contre la recrudescence inquiétante des actes de violence et d’agressions, en particulier contre les femmes et les enfants prononcés le 6 juillet 2020 à l’occasion de la célébration du 45ème anniversaire de l’indépendance. Le syndicat appelle les autorités à faire toute la lumière sur les faits supposés de “violences sexuelles” contre des femmes journalistes et à ne pas se tromper de cible. »

ASB

 


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