La Gazette

des Comores

Le SNJC exige la réouverture de l’enquête

Le SNJC exige la réouverture de l’enquête © : HZK-LGDC

2 ans depuis la disparition d’Ali Abdou, premier président du syndicat des journalistes aux Comores dans des circonstances troubles. Face à un silence pesant des autorités judicaires dans cette affaire, le SNJC exige la réouverture de l’enquête.


Deux ans après la mort du premier président du syndicat des journalistes aux Comores Ali Abdou, les circonstances de sa mort ne sont pas encore élucidées. En conférence de presse hier mardi 13 décembre le Snjc hausse le ton et exige la réouverture de l’enquête. « Nous ne sommes pas ici pour pleurer notre frère, car notre frère vit dans chacun de nous. Mais pour demander justice, pour qu'enfin nous puissions faire notre deuil », lance le syndicat.

En effet, le confrère a été retrouvé mort chez lui, à Maluzini au sud de la capitale le 12 décembre 2020. Ceux qui ont pu approcher son corps avant que celui-ci ne fasse l’objet d’examen judiciaire, ont affirmé qu’il présentait des signes suspects remettant en cause la thèse de mort naturelle relayée très vite en conférence de presse par le procureur de l’époque Mohamed Abdou. Des années plus tard, une enquête du National Magazine, signé Hayatte Abdou est venue appuyer les doutes émis dès le départ par la famille du regretté, convaincue que « leur enfant a été « assassiné ».

Face à ce drame, la famille et le syndicat ont tout fait mais force est de constater que l’enquête n’avance pas. « Malgré l’apparition de nouveaux éléments contredisant le version de mort naturelle défendue par le parquet, la justice n’a toujours pas bougé le petit doigt. Alors que le syndicat national des journalistes ainsi que les proches d’Ali Abdou ont tout fait pour obtenir une réouverture du dossier. Ce qui permettrait de lever le voile sur les causes du décès de notre frère » avance le syndicat, avant d’ajouter que « 2 ans de sa disparition sans que nous ayons le droit de connaître ce qui s’est passé. Qu’attend la justice pour faire son travail ?  L’enquête de Hayatte indique que les draps et son matelas ont été brulés mais pourquoi ? Notre confrère avait un litige de famille pour des problèmes fonciers, une piste que les enquêteurs devraient explorer. Nous sommes en train de parler de la mort d’un journaliste et le gouvernement ne doit pas se taire », s’interroge le syndicat.

Andjouza Abouheir

 


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