Lors d'une assemblée extraordinaire organisée hier 22 septembre à l'IFERE, le secrétaire général du syndicat national des ingénieurs, administrateurs, techniciens, ouvriers spécialisés (IATOS) a parlé de deux points importants de la rencontre à savoir la loi statutaire de l'université des Comores et la valorisation indiciaire. Le syndicat compte porter ces revendications auprès du ministre et même rejoindre le syndicat des enseignants de l'université dans leur combat.
C'était le 22 septembre dernier que le syndicat national des ingénieurs, administrateurs, techniciens et ouvriers spécialisés s’est réuni en assemblée générale extraordinaire pour réfléchir sur la situation des agents de l'université et le contexte de vie chère actuel. Chamssoudine Mhoma veut que les choses évoluent. « Nous nous sommes réunis aujourd'hui pour deux raisons. Nous voulons que le gouvernement applique la loi ancienne (2014) ou adopte une nouvelle loi pour que les activités se poursuivent sans encombre. Cela fait 5 ans que l'université vit sans président élu. Et puis la vie est devenue chère. Donc nous voulons que notre grille indiciaire soit aussi revue », explique le secrétaire général du syndicat pour qui une seule démarche est adoptée. « On va se rapprocher des instances concernées comme le ministère de l'éducation nationale et poser nos revendications. Et si jamais on ne nous donne pas une réponse favorable, on va s'aligner derrière les enseignants qui se battent pour la même cause que nous ».
Lors des échanges, il a été montré que le gouvernement doit répondre aux doléances faites car si les enseignants partent en grève, les agents de l'université peuvent le faire aussi. Une chose qui peut non seulement compromettre l'année universitaire mais aussi les activités de l'université. Interrogé sur l’absence d’un président élu de l’université depuis 5 ans, le syndicaliste parle d’un problème de statut. « Le syndicat a été créé depuis 2009 mais il a fallu attendre jusqu'à 2014 pour obtenir un statut nous permettant de revendiquer nos droits. Et dans ce combat on est de mèche avec nos collègues d'Anjouan et de Mohéli », dit-il. Il faut rappeler que le syndicat des enseignants de l'université va se revoir le 25 septembre prochain pour prendre une décision si les autorités font la sourde oreille à leurs revendications. Et les choses se compliquent pour la prochaine rentrée universitaire.
Kamal Gamal
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