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Le tribunal a retenu des peines de 5 à 10 ans de prison ferme

Le tribunal a retenu des peines de 5 à 10 ans de prison ferme © : HZK-LGDC

21 dossiers d'agressions sexuelles ont été délibérés hier lundi 31 août. Les peines retenues varient de 5 ans à 10 ans de prison ferme et trois relaxés. Le substitut du procureur de la république appelle à une assise nationale pour comprendre les causes de ce fléau afin de trouver une solution le plus rapidement.


Au total, 21 dossiers de cas d'agressions sexuelles ont été délibérés hier lundi 31 août. Les peines retenues varient de 5 ans à 10 de prison ferme et 3 cas relaxés faute de preuves convaincantes. Face à la presse, le substitut du procureur de la république, Abdou Ismael parle des mandats d'arrêt émis afin de retrouver des agresseurs qui sont dans la nature.

 

Parallèlement, il invite les parents de prendre leurs responsabilités. Selon lui, certains enfants sont devenus des professionnels en matière de fugues. « C'est inimaginable de voir un enfant de 13 ou 14 ans quitter son foyer à 22 heures et rejoindre son petit ami. Partageons les responsabilités, c'est de cette manière que nous lutterons contre ces actes de viol », souligne Abdou Ismael, avant d’ajouter que « la plupart des cas c'est la partie civile qui se sent lésée. En effet, l'enfant a des séquelles graves et il doit être assisté. Et aucune mesure n'est mise en place pour les aider et cela ne relève pas de la justice ».

 

Le substitut du procureur montre qu’il est temps de tenir des assises nationales pour connaître en profondeur les causes et les conséquences de ce fléau. Pour lui, le code pénal doit être revu afin de porter plus d'éclaircissement dans certains textes. « Le gouvernement doit saisir les députés pour étudier la question. Si la loi était claire, les choses allaient être différentes », conclut-il.

 

Andjouza Abouheir

 


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