La Gazette

des Comores

L'entreprise CGC manque de main d’œuvre

L'entreprise CGC manque de main d’œuvre © : HZK-LGDC

Pendant que le taux de chômage est décrié dans le pays, l’entreprise chinoise CGC chargée de la réhabilitation de la route Wanani-Nioumachoi a du mal à trouver un personnel qualifié et manque également de main d’œuvre. Si d’ici à la fin du mois, il ne se manifeste pas des demandeurs d’emploi, l’entreprise se trouvera dans l’obligation de chercher dans les autres îles.


Les travaux de réhabilitation de la route reliant Wanani et Nioumachoi sont jusqu'à présent dans la première phase de construction des caniveaux avant d'entamer la phase de terrassement qui débutera à la fin de ce mois d'octobre. Cependant l'entreprise CGC rencontre plusieurs difficultés. À part le manque des matériaux de construction tels que ciment et fer qui sont souvent achetés depuis Anjouan ou Ngazidja, l’entreprise subit des vols, mais aussi un manque de main d'œuvre.

47 travailleurs qualifiés seront sollicités pour le bon déroulement du chantier dont 30 maçons, 7 menuisiers et 7 mécaniciens. Le chantier a besoin aussi de 50 manœuvres. « Puisque c'est un projet qui se déroule à Mohéli, il serait mieux de trouver un personnel qui vit à Moheli pour travailler. Mais d'ici à la fin de ce mois s'il n'y a pas des candidats qui se manifestent pour travailler, les responsables de l’entreprise seront obligés d'embaucher du personnel dans les autres îles car actuellement les travaux tournent au ralenti et on a un délai à respecter » explique Abdallah Daniel, l'interprète de CGC.

140 personnes déjà recrutées mais sont en majorité des manœuvres. Mais ces derniers réclament déjà, une révision de leurs conditions de restauration. « De 6h du matin à 17h sans rien manger cela portera préjudice à notre santé » déplore Nassim Soudjay un maçon qui travaille pour la première fois dans cette entreprise. Et lui de proposer qu'un restaurateur soit mis à leur disposition et que l'addition soit faite à la fin du mois. « Ou que notre employeur se charge de nous trouver au moins du riz à acheter car nous n’avons même pas le temps d’aller faire la queue et que nous avons des familles à nourrir » poursuit-il, sa truelle et plantoir à la maison au fond d'un caniveau.

600 mètres de caniveaux sont en tout cas déjà construits en commençant dans la forêt de Marangoni. Actuellement un deuxième caniveau est également en train d'être construit pour l'évacuation des eaux. Toutefois, ce manque de personnel, les exigences des riverains, les vols et la pénurie régulière des matériaux risquent de ralentir les travaux et compromettre la date prévue pour la fin du chantier.

Riwad

 


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