La Gazette

des Comores

Les agriculteurs appellent l’État à davantage de soutien

Les agriculteurs appellent l’État à davantage de soutien © : HZK-LGDC

A l'occasion de la journée internationale de l’alimentation, le Syndicat national des agriculteurs comoriens a organisé une cérémonie ce lundi 19 octobre pour honorer cette journée. C'était l'occasion pour les agriculteurs de vendre également certains de leurs produits.


Une cérémonie réunissant femmes et hommes agriculteurs a été organisée à Moroni par le Syndicat national des agriculteurs comoriens (SNAC). Cette journée est perçue comme étant un pas à la solidarité pour aider les plus vulnérables à se remettre des impacts de la crise de coronavirus et pour rendre les systèmes alimentaires plus résilients et plus robustes afin qu'ils puissent résister à la volatilité croissante et aux chocs climatiques. Mais aussi offrir une alimentation saine, abordable et durable pour tous, et des moyens de subsistance décents aux travailleurs du système alimentaire.

 

Dans son intervention, le président du Snac, Issa Mhadji a montré que cette crise sanitaire a permis de comprendre combien la récolte agricole contribue au développement du pays. « Cette nourriture est l'essence même de la vie. De ce fait, les agriculteurs devront être soutenus », plaide celui qui rappelle que lors du cyclone Kenneth, le secteur agricole a été touché à 86%.

 

Actuellement, le secteur connaît beaucoup de problèmes à savoir la mévente des produits de rente notamment la vanille, l'enclavement de la zone potentielle agricole, la méconnaissance des techniques agricoles et une absence des outils agricoles et la quasi absence des chambres insulaires d'agriculture. Pour changer cette situation, le président du SNAC appelle à des réunions de concertations entre le ministère de tutelle et les agriculteurs pour échanger sur ces sujets. Du côté des agricultures, cette journée est aussi la leur et ils appellent au soutien des autorités pour le développement du système agricole.

 

« Parmi les problèmes auxquels nous faisons face, le manque d’un système agricole modernisé. Nous utilisons toujours des moyens rudimentaires », se plaint Abdou Lavani, un agriculteur de la région de Oichili. Ce producteur de vanille a profité de cette occasion pour annoncer les problèmes auxquels sa filière fait face. « Ces derniers temps, certaines de nos canailles sont infectées. Nous avons fait le rapport mais aucun suivi n'a été fait jusqu'alors. Il faudrait aussi penser à une insertion des jeunes dans le métier », conclut-il.

 

Andjouza Abouheir

 

 


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