Le cocotier, un arbre de la famille des palmiers, est connu pour ses vertus car toutes ses composantes sont utilisées pour les besoins de la vie courante. Implantés en grande partie pendant la période coloniale, ces cocotiers produisent moins à cause de leur vieillissement, des maladies et leur nombre a considérablement chuté pour des causes anthropiques sans une véritable politique de renouvellement.
Le cocotier est depuis toujours intimement lié à la culture comorienne. Toutes les parties de l'arbre sont transformées pour les besoins de la vie courante. La noix sèche est utilisée dans de nombreux plats traditionnels tels que la banane au coco, feuille de manioc, riz au coco et autres. La noix de coco fraiche est tellement appréciée par la population pour sa saveur. Ses feuilles sont jusqu’à nos jours utilisées dans la construction des maisons.
Mais actuellement l’utilisation de son tronc transformé en planches est plus spectaculaire à Mohéli et demeure la première cause de disparition de cet arbre aux vertus multiples. Des centaines de cocotiers sont abattus chaque année pour des planches, chevrons et lambourdes.
« La moitié de la population comorienne préfère utiliser des planches et chevrons à base de cocotier pour bétonner leurs maisons que d'acheter celles des sapins qui coutent plus cher » précise un vendeur de quincaillerie. À cela s’ajoute un problème phytosanitaire. Au début de l’année 2000, les cocotiers comoriens sont en plus attaqués par des aleurodes. Ces bestioles appelés également mouches blanches ont des impacts considérables dans la culture de coco.
Un projet de plantation des cocotiers a été mis en place en 2013 dans l’ensemble du territoire comorien et dont l’objectif, selon un technicien de l'INRAP, était de planter 66850 cocotiers dont 36000 issus de variétés locales, 51000 hybrides et 12 250 nains pures. La cocoteraie de semencier hybride à Ndrodroni à Mohéli en est l’exemple. Mais les résultats ne sont pas encourageants car ces plantes, selon les techniciens, n'arrivent pas à résister aux variations climatiques du pays.
Un rapport publié le 6 octobre 2013 par l'INRAP et le projet CIRAD intervenant dans ce domaine montre que la baisse de consommation de la noix de coco est en rapport direct avec la baisse des récoltes de chaque île, soit 79% à la Grande Comore, 27% à Anjouan et 2% à Mohéli. « La cocoteraie comorienne compte environs 1 800 000 arbres dont 780 000 à la Grande Comore, 550 000 à Anjouan et 470 000 à Mohéli. La production commercialisable par arbre est en moyenne 30 noix par an, soit une estimation de 54 millions de coco pour un revenu de 5,4 milliards de francs comoriens, soit la moitié du budget de l'Etat.
Riwad
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