La Gazette

des Comores

Les contractuels de Patsy menacent d’entamer une grève de 48 heures

Les contractuels de Patsy menacent d’entamer une grève de 48 heures © : HZK-LGDC

Dépourvu de tout, dans des conditions difficiles, avec un statut de CDD, le collectif des docteurs enseignants contractuels du centre universitaire de Patsy à Anjouan menace d’entamer un arrêt de cour de 48 heures, suivi d’une décente dans la rue après le ramadan si leurs doléances ne sont pas prises en compte.


Le collectif des docteurs enseignants contractuels du centre universitaire de Patsy à Anjouan  menace d’entamer une grève de 48 heures suivie d’une descente dans la rue après le 30 avril  prochain. Dans un combat entamé depuis plus de 2 ans pour réclamer un statut qui se fait toujours attendre, ces contractuels sont dépourvus de salaire pendant les vacances, ne cotisent pas à la caisse de retraite malgré leur âge. Ils sont moins considérés que les gardiens et femmes de ménage, ils n’ont pas le droit de prendre des responsabilités ni de bénéficier d’aucun autre avantage parce qu’ils n’ont que des contrats de durée déterminée.

Près des 2/3 de ces enseignants se trouvent à Patsy-Anjouan, entre 2012 et 2020, le reste à FST et Mohéli. « Plusieurs promesses non tenues, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Cette situation dépasse la limite du supportable », déplorent-ils. Une descente dans la rue dans les jours à venir, après le ramadan n’est donc pas à écarter. Chaque site prépare cet arrêt de cours et la manifestation. « Le président de l’UDC affirme que leurs régularisations ne relèvent pas de ses compétences, une chose que ce dernier croit à l’inverse. Plusieurs recrutements ont été effectués parmi le personnel IATOS et agent de laboratoire au sein de l’Université. Le dernier recrutement date de ce mois d’Avril et toujours rien du côté de ces enseignants », montrent-t-il. 

Ces derniers ont informé le président de l’UDC et le chef du centre de Patsy de leur intention de faire grève si leur situation n’est pas améliorée d’ici le 30 Avril. Les membres du collectif des docteurs contractuels de l’université des Comores s’insurgent contre cette humiliation. « Il n’est pas question d’abandonner l’idée de grève ou d’une manifestation, disent-ils, mais bien au contraire d’aller au-delà, c’est l’ultime moyen de défendre nos droits à la survie, à l’honneur, à la protection, contre le mensonge et la manipulation ».

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.