La Gazette

des Comores

Les cultivateurs de tabac encouragés dans la transition vers d’autres cultures

Les cultivateurs de tabac encouragés dans la transition vers d’autres cultures © : HZK-LGDC

L’OMS appelle les pays producteurs de tabac de la région africaine à accélérer la mise en œuvre des articles 17 et 18 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, tout en promulguant des lois, à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des stratégies appropriées, et à créer des conditions favorables à la reconversion des producteurs de tabac vers des cultures vivrières.


C’est sous le thème « cultivons des aliments, pas du tabac » que la journée de lutte contre le tabac a été commémorée dans le monde entier. Le thème de cette année vise à sensibiliser les cultivateurs de tabac aux diverses possibilités de production et de commercialisation de cultures de remplacement et à les encourager à opter pour des cultures durables et nutritives. Selon l’Oms, l’épidémie de tabagisme est l’un des plus grands défis de santé publique de tous les temps, entraînant chaque année plus de huit millions de décès dans le monde.

 

Dans sa déclaration, la directrice régionale de l’Oms Dr Moeti Matshidiso a déclaré que ce 31 mai, l’Oms s’associe au reste de la communauté internationale pour commémorer la journée mondiale sans tabac et c’est aussi le lieu de réitérer leur engagement en faveur de politiques efficaces pour endiguer l’épidémie de tabagisme et ses répercussions sur les individus, les sociétés et les nations. Selon elle, l’intensification de la culture du tabac dans la région africaine est une grave menace pour notre sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Les données disponibles révèlent que si la superficie consacrée à la culture du tabac a diminué de 15,7% au niveau mondial, elle a en revanche augmenté de 3,4% en Afrique entre 2012 et 2018. Au cours de cette période, bien que la production de feuilles de tabac a baissé de 13,9% à l’échelle mondiale, elle a augmenté de 10,6% en Afrique. Ces dernières années, la culture du tabac a progressé en Afrique en raison de l’existence d’un cadre réglementaire plus favorable aux activités de l’industrie du tabac et de l’augmentation de la demande de tabac », déclare-t-elle.

 

L’OMS suggère que les gouvernements accompagnent les cultivateurs de tabac dans la transition vers des cultures de remplacement, en supprimant les subventions accordées à la culture du tabac et en consacrant les fonds ainsi épargnés à des programmes de substitution des cultures, la finalité étant d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. « La substitution de la culture du tabac par des cultures vivrières nutritives peut contribuer à nourrir des millions de familles et à améliorer les moyens de subsistance des communautés agricoles en Afrique », marque-t-elle, avant de lancer un appel aux pays producteurs de tabac de la région africaine pour qu’ils accélèrent la mise en œuvre des articles 17 et 18 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, tout en promulguant des lois, à élaborer et à mettre en œuvre des politiques et des stratégies appropriées, et à créer des conditions favorables à la reconversion des producteurs de tabac vers des cultures vivrières, afin qu’ils puissent garantir, pour eux-mêmes comme pour leurs familles, de meilleures conditions de vie, sans pour autant nuire à l’environnement et à la santé des populations.

 

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.