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des Comores

Les députés « de la majorité » annoncent un boycotte le 14 juillet

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Les députés « de la majorité » annoncent un boycotte le 14 juillet © : HZK-LGDC

En réponse à la situation préoccupante à Mayotte où des centaines de familles comoriennes sont chassées de leurs domiciles, les députés comoriens appellent à un boycott de la fête nationale française le 14 juillet. L’information a été révélée samedi lors d’une conférence de presse tenue par les parlementaires qui ont déclaré qu’il n’y aurait « pas de travaux dans les prochaines sessions tant que le règlement intérieur ne sera pas adopté ».


Une semaine après la fermeture de la session parlementaire d’avril, qui a conduit à l’adoption d’une résolution sur la situation à Mayotte, un groupe de parlementaires qui se proclame « majoritaire », appelle à « un boycotte » de la fête nationale française, qui donne lieu tous les ans, à des festivités organisées par l’ambassade de France aux Comores.  

« Cette décision est un beau signe de solidarité », a dit Tocha Djohar, leader du mouvement Narawaze, pour qui il est important de « montrer à nos frères qui se trouvent à Mayotte que nous pensons à eux. Ça sera un 1er acte loyal après 40 ans d’indépendance. Toute personne qui se rendra à la cérémonie aura clairement trahi sa patrie », a-t-il ajouté.

Cet ex-suppléant de Fahmi Said Ibrahim, s’est exprimé ainsi, en tant que député, lors d’une conférence de presse tenue au Parlement samedi matin, accompagnés de 5 autres élus issus d’un groupe qui s’est proclamé désormais « majorité parlementaire ».

Pour le député Ali Mhadji de la CRC, lors de la prochaine session, « le règlement intérieur restera prioritaire par rapport à tout travail ». Il sera aussitôt appuyé par son collègue, Mohamed Msaidié du Juwa, pour qui le renouvellement du bureau de l’Assemblée est primordial : « Nous ne pouvons pas rester sans bureau».

Tous disent  regretter l’interprétation faite de la loi par le président de l’Assemblée nationale : « Personne ne se peut prétendre traduire les textes comme il le veut », a déploré Mhadji qui exhorte Abdou Ousseine, président de l’Assemblée, à présenter ses excuses à la population au vu des propos qu’il a tenus lors de sa dernière intervention face à la presse. « Un élu de la nation doit se montrer digne de sa fonction. Ce que le président a dit est un signe de complexe d’infériorité », a dit le député Oumori de RDC.

Ibnou M. Abdou

 

 


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Commentaires (2)

  1. dzoou:
    07/07/2016 à 04:32 AM

    Ça résume bien l'état d’esprits des dirigeant comoriens. Au lieu de chercher à savoir pourquoi et comment résoudre ce problème, ils vocifèrent. Au final ces pseudo politiciens n'ont rien à foutre des comoriens. La seule chose qui les intéresse c'est leur élection. Et tant pis pour les comoriens. Tant que la démagogie marche pourquoi changer. Tous ces charlatans vous mentent. Ils savent très bien que le problème de Mayotte ne sera pas résolu à l'ONU. Même la France et l’Europe ne peuvent rien faire sans le consentement des Mahorais. C'est écrit dans la constitution française et dans la charte des Nations Unies. Bassi vo trembo. Dites la vérité au peuple comorien. Arrêtez de les prendre pour des imbéciles. Depuis l'indépendance, ce peuple a tout donner. IL est fatigué. IL est à bout. Il mérite mieux que votre petite combine politicienne Monsieur les binationaux.

  2. Mcomore:
    08/07/2016 à 03:57 AM

    Je dis bravo. Le dialogue avec la France doit être d'égal à égal.