Du labourage au semis jusqu'à la commercialisation des produits vivriers et maraîchers, les femmes de Mohéli occupent une place importante dans l’agriculture. Selon les statistiques données par le projet PREFERE en 2019, 75% des agriculteurs sont des femmes.
À Mohéli les femmes cultivent la terre, elles sèment et assurent également en grande partie la commercialisation des produits agricoles dans l'île. Elles participent beaucoup plus à des activités agricoles par rapport aux hommes. Selon le projet PREFERE en 2019, environ 346 agricultrices ont été recensées dans l'île. Ce chiffre devait obligatoirement croître en 2020 et 2021 puisque le secteur agricole a pris un nouvel élan. Grâce aux aides gouvernementales ainsi qu’aux ONG internationales, beaucoup de femmes se regroupent en créant des coopératives ces deux dernières années afin d'intensifier les produits agricoles dans l'île. Certaines d'entre elles ont même bénéficiés des cours théoriques suivis des formations pratiques à travers le champ école, paysans, CEP.
Pour assurer la sécurité alimentaire de la population tout en s'adaptant au changement climatique, ces femmes travaillent d'arrache-pied et contribuent de manière significative à la lutte contre la famine en particulier à Mohéli mais aussi dans le reste du pays, puisque la majorité des produits agricoles de l’île sont effectivement vendus à Ngazidja et à Ndzouani. Avec l'appui des centres ruraux de développement économique, CRDE et le projet PREFERE, ces femmes travaillent aujourd'hui dans de bonnes conditions. Et ce, grâce à l'octroi du matériel agricole non seulement pour se protéger mais aussi pour limiter et réduire l'énergie humaine par l'énergie mécanique.
La femme joue un grand rôle dans le développement économique du pays. « Ici on trouve une coopérative agricole constituée de 100 femmes et 2 hommes seulement. La production de la femme est trois fois supérieure à la celle des hommes. Notre objectif c'est de faire en sorte qu'une productrice ait confiance en son travail » explique Abdillahi Ahamadi connu sous pseudonyme de Japonais, coordinateur du projet PREFERE.
Selon Japonais, aux Comores le secteur agricole occupe 51% des femmes contre 49% des hommes. Toutefois, le manque d'infrastructures routières facilitant l’accès aux champs entraîne d'énormes pertes liées au vol. « Dieu merci nos activités vont très bien, tout ce qu'on sème pousse et donne des rendements encourageants. Mais le vol est aussi trop fréquent dans les champs. Et cela ne va jamais nous décourager car un voleur ne chasse pas un vrai agriculteur dans son champs » indique une agricultrice.
Riwad
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