La Gazette

des Comores

Les feux de forêt se multiplient dangereusement à Mohéli

Les feux de forêt se multiplient dangereusement à Mohéli © : HZK-LGDC

Plusieurs hectares sont partis en fumée dans la forêt de Mkongoi à Ndrodroni. On pense qu’il s’agit d’un incendie volontaire qui a échappé à son auteur qui serait un cultivateur utilisant la technique de culture sur brûlis. À Uhoni, vers Djando un incendie a ravagé plusieurs kilomètres il y a juste quelques semaines. Dans la nuit du jeudi dernier à Djoiezi près de l’aéroport, 3 maisons sont réduites en cendres. Ceci dans un contexte où le service des pompiers opérant dans l’île n’a même pas un camion anti incendie.


La technique de culture sur brûlis souvent utilisée par les agriculteurs en cette période de saison sèche est strictement interdite par les autorités environnementalistes. Car elle détruit  non seulement le sol, mais elle met aussi en danger l'environnement. Cependant certains agriculteurs font la sourde oreille. Dimanche dernier, un incendie volontaire, selon les riverains, a ravagé plus de 3 ha de terrain en pleine forêt de Mkongoi dans la région de Mledjelé à Ndrodroni. Malgré sa puissance dévastatrice, quelques agriculteurs avec l’aide des habitants se sont mobilisés pour maîtriser le feu. Un phénomène pourtant décrié par les environnementalistes. « Les incendies forestiers exposent le sol durant les fortes pluies et après quelques années la terre devient stérile. C'est strictement interdit de labourer par le feu » prévient un ranger du Parc National de Mohéli.

En cette saison sèche, à Mohéli certains agriculteurs privilégient cette technique ancestrale qu’ils jugent moins pénible pour se débarrasser des mauvaises herbes, avant l'arrivée des pluies. Toutefois, ces feux volontaires débordent le plus souvent et causent des dégâts considérables dans les écosystèmes terrestres.

« Ici, les feux de brousse sont toujours volontaires. Ils proviennent des agriculteurs pratiquant la culture sur brûlis, et qui n’arrivent pas à maîtriser le feu. Pour le moment nous n'avons pas encore identifié l'auteur de cet acte » regrette un cultivateur de Ndrondroni. Des pieds d'ylang-ylang, des bananeraies, ananas et d'autres plantes vivrières sont tous partis en fumée. Il y a quelques semaines de cela, à Uhoni vers Djando, plusieurs hectares de cultures sont également partis en fumée.

À Djoiezi encore, près de l’aéroport, un feu s'est déclaré mais cette fois-ci à domicile. Aux environs de 1h du matin dans une agglomération située à quelques mètres de l'aéroport, dans la nuit du lundi au mardi, trois maisons sont détruites et rien n'a pu être sauvé. L'incendie a été maîtrisé grâce aux efforts des riverains appuyés par les agents de la sécurité civile (COSEP) sans camion anti incendie. Aucune perte humaine, mais des dégâts matériels énormes.

Riwad

 


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