Lors d'une conférence de presse tenue le 19 janvier dernier, le secrétaire national du parti CRC, Youssouf Mohamed Ali s'est réjoui de l’accession prochaine du président Azali à la tête de l'Union africaine, de la hausse des salaires des agents de l’Etat ainsi que la désignation des membres du Conseil national de la presse et de l'audiovisuel (CNPA). Mais il en profite pour fustiger les journalistes du quotidien d’Etat Al-Watawan qui osent critiquer le régime.
Devant la presse, le secrétaire national de la CRC Youssoufa Ali Mohamed (alias Belou) a parlé de trois points importants dont la présidence comorienne à l'Union africaine, de la hausse du point d’indice des salaires de la fonction publique, et la désignation des membres du Conseil national de la presse et de l'audiovisuel. Sur ce dernier point, le secrétaire national du parti au pouvoir n'a pas mâché ses mots vis-à-vis des journalistes du journal Al-watwan. « Si j'étais le directeur du journal Al-watwan, un article ne paraîtrait pas sans pour autant regarder le contenu. Car un journaliste équipé en matériel informatique, en un moyen de transport et rémunéré par l'Etat ne peut pas se permettre d'écrire n’importe quoi et chanter une liberté d'expression. Dans ce cas, il faut travailler à La Gazette ou trouver un autre moyen de gagner sa vie. C'est ce que je ferai si jamais j'étais à la tête du quotidien Al-watwan. La liberté aurait ses limites », a martelé le conférencier avant de poursuivre sur la nouvelle loi portant code de l’information. « Il faut examiner la loi de communication si elle n’est pas souffrante et correspond aux modalités de diffusion de l’information du monde actuel. Si jamais elle est souffrante, elle doive être révisée », a-t-il poursuivi, tout en s’adressant aux parlementaires plus particulièrement Maoulida Issihaka présent dans la rencontre.
C’était l’occasion pour le secrétaire national de la CRC de rebondir sur la volonté du président Azali de diriger l’Afrique. « C'est un bonheur absolu ! Car c'est tout le pays qui gagne. Donc ceux qui jugent et disent que Azali est indigne de diriger l’Afrique doivent se rappeler que depuis 2016 des progrès sont réalisés au niveau du pays. Aujourd'hui son étoile brille encore plus fort car il devient le président de cette organisation panafricaine », a-t-il conclu.
Kamal Gamal
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