La Gazette

des Comores

Les ONGs comblent le vide à Mohéli

Les ONGs comblent le vide à Mohéli © : HZK-LGDC

À l'occasion du 48ème anniversaire de l’accession des Comores à l'indépendance, les organisations de la société civile à Mohéli n'ont pas laissé ce grand rendez-vous citoyen passer inaperçu. Comme ces trois dernières années, ces jeunes ont organisé la fête du matin jusqu’à tard la nuit « sans aucun appui d'une quelconque autorité » disent-ils.


6 juillet 1975, 6 juillet 2023, 48 ans depuis la proclamation unilatérale de l'indépendance des Comores par le président Ahmed Abdallah. Cette année, comme les deux précédentes la fête était centralisée à la capitale Moroni où a eu lieu la cérémonie officielle. La place de l’indépendance de Fomboni allait perdre son image d’antan en ce jour historique de la nation où le défilé militaire marquait les esprits des jeunes.

Les organisations non gouvernementales (ONGs) parmi lesquelles l'ASCOBEF, les jeunes leaders pour la paix, AFRIYAN, JCI de Fomboni, l'AFCDAM se sont mobilisés pour faire de cette journée la leur. Ils ont débuté la journée par un défilé des jeunes déguisés en militaires précédé de l’hymne  nationale. « Nous ne voulons pas que cette journée soit morte au niveau de l'île. C’est pour cette raison que nous avons organisé certaines activités pour que les jeunes se retrouvent en cette journée historique » explique Staouya Zakaria la présidente de l’Afriyan à Mohéli. « Je saisis cette opportunité pour remercier tous ceux qui nous ont aidé à l'organisation de cet événement » a-t-elle ajouté.

Une course à vélo, une course de 100 mètres, un carnaval auquel on trouve toute sorte de déguisement allant des médecins, mariés en tenues traditionnelles jusqu’à une démonstration de l’esclavagisme. Ces jeunes déterminés ont sillonné toute la capitale Fomboni pour démontrer l’histoire, les us et coutumes comoriens. À la fin de la journée était prévu une projection  vidéo sur l'historique des négociations et combats engagés pour l’accession des Comores à l’indépendance. 

« Une manière de rendre hommage à tous ceux qui ont contribué à la libération du peuple comorien. La soirée était animée par un podium musical qui a enflammé le public jusqu’à minuit. À Nioumachoi les écoles privées en partenariat avec le CLAC ont célébré aussi cette fête. L'on apprendra que ces jeunes n’ont reçu aucun appui financier de la part des autorités pour la célébration de cette fête. « Les jeunes de 5 ans d'aujourd'hui à Mohéli comme à Anjouan risqueraient d'ignorer la signification de le fête de l'indépendance et ses valeurs, ce qui est regrettable » a déploré Assane Mohamed un observateur.

Riwad

 


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