La Gazette

des Comores

Les pourparlers entre la SONEDE et Hoani se terminent en queue de poisson

Les pourparlers entre la SONEDE et Hoani se terminent en queue de poisson © : HZK-LGDC

Deux jours de négociations entre la SONEDE appuyée par le Ministère de l’énergie d’une part, et les femmes de Hoani soutenues cette fois-ci par l’ensemble de la population du village, n’ont abouti à rien. Chacun campe sur sa position. Hoani tient à prendre en charge la gestion de son réseau d’adduction d’eau, et ne veut donc plus entendre parler de facturation de la SONEDE. Pour les autorités de l’État et la société nationale, ce n’est tout simplement pas possible.


Depuis ce lundi, une mission venue de Moroni constituée du secrétaire général du Ministère de l’énergie  et des responsables nationales de la SONEDE tentent  de ramener les femmes de Hoani dans leur logique, mais en vain. Ces femmes campent sur leur position. « La SONEDE ne doit pas mettre ses pieds à Hoani pour gérer l’eau. Nous mêmes pouvons nous organiser pour le faire à leur place » soutient Nihadou Saïd Madi présidente de ce mouvement. Les pourparlers ont repris ce  mardi après-midi mais aucune solution n’a été trouvée après 3 heures d’échange. Et la délégation va devoir rentrer à Moroni bredouille.

Des échauffourées, pour rappel, ont eu lieu en début de ce mois de février entre les femmes de Hoani et la SONEDE soutenue par les forces de l’ordre. 6 femmes étaient blessées. Ce mouvement des femmes s’insurge contre la qualité de l’eau, son irrégularité et sa cherté, donc  ne veut plus la payer. En plus, ces femmes soutiennent qu’elles ont fortement contribué à la mise en place de ce réseau pendant que la SONEDE n'y était pas.

Ce dimanche après midi, ces femmes combattantes avaient appelé les hommes du village à se joindre à leur cause, chose faite. « On ne paye pas l'eau à la SONEDE », c'est la décision finale prise dans ce rassemblement d’hommes et femmes de Hoani.

Le réseau en question étant endommagé lors des échauffourées, Hoani se contente de l'ancien réseau qui n’arrive toujours pas à les satisfaire. « Certes avec l'ancien réseau on est obligé de passer au délestage mais on arrive à s'organiser quand même » rassure Nihadou Saïd Madi la chef de file de la contestation.

Riwad

 


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