La Gazette

des Comores

Les rivières de Fomboni dénaturées par l’extraction d’agrégats

Les rivières de Fomboni dénaturées par l’extraction d’agrégats © : HZK-LGDC

L'extraction d’agrégats dans les rivières Dewa et Msutruni à Fomboni par la société SGC mais surtout par l’entreprise locale de l’ancien gouverneur Mohamed Ali Said a dégradé considérablement le lit de ces deux rivières de la capitale. Et l’impact environnemental risque d’être grave.


La ville de Fomboni est traversée par deux rivières situées dans les extrémités, l'une connue sous le nom de Dewa, séparant la capitale et le village de Bangoma. L'autre Msoutrouni située à l'Ouest de la ville plus précisément dans le quartier Islamique. Ces deux rivières sont devenues les lieux favoris de la société chinoise SGC et Modja entreprise de l’ancien gouverneur, pour l'extraction des agrégats destinés à l’assainissement de Fomboni presque achevé et au concasseur de Mohamed Ali Said.

Cette extraction d’agrégats n’a pas encore suscité une réaction des acteurs intervenant dans la protection de l’environnement, alors qu’elle risque d’avoir des conséquences imprévisibles sur la population environnante par l’augmentation de la pression des crues saisonnières.

« La question de cette rivière est alarmante car les cailloux sont presque rares dans ces cours d'eau, nous avons tenté de stopper ces entreprises mais en vain » regrette sous l’anonymat, un jeune de quartier coopérant. « Lors des périodes de pluies, les crus sont plus dévastatrices que jamais mais également les étiages sont sévères » a fait remarquer ce jeune.

Au quartier Islamique, chaque année lors des intempéries, la rivière Msutruni tout comme celle de Dewa fait de dégâts matériels assez considérables. « Chaque année, des maisons sont détruites ici à Islamique à cause de la montée du niveau de la rivière. Malheureusement on n’a pas d'autre endroit pour aller habiter, on est obligé de construire aux abords des lits de rivières. Donc ces extractions dans ces rivières est une activité  très dangereuses » se plaint Ali Hifadhui un habitant de ce quartier.

Et pour ceux qui font la lessive à la rivière ils sont obligés de parcourir plusieurs centaines de mettre en remontant plus haut dans ces cours d'eau afin d’espérer trouver un endroit favorable pour la lingerie. « Nous les femmes, nous aimons laver nos vêtements dans une rivière en utilisant des grosses pierres et ils n’y en a presque pas » précise une femme du même quartier.

Riwad

 


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