Des marchandises et des économies parties en fumée. Les vendeurs de Volo-volo font savoir que jusqu’à présent la mairie ne s’est pas imprégnée de leur situation.
Presque deux semaines se sont écoulées depuis qu’ils ont perdu leurs marchandises dans les flammes le 26 novembre dernier. Ces malheureux vendeurs du principal marché de la capitale, pour qui leur seul gagne-pain est la vente de la friperie se retrouvent à la case départ. Dans une situation de désarroi totale, la mairie n’a pas pris leurs doléances à cœur. « Depuis l’incendie, nous n’avons pas vu la mairie à Volo-volo. On se demande même si les relations humaines sont oubliées ? Nous n’existons plus pour eux », s’indigne Fatima Moindjie, une vendeuse de friperie avant d’ajouter que « chaque semaine, on devait payer à la mairie 1200 fc pour les tickets, mais c’est pourquoi faire ?», s’interroge-t-il. Et d’ajouter « ils nous ont promis de reconstruire les toits, jusqu’à présent, rien n’est fait ».
En tout cas cette fois-ci, ces vendeurs ne vont rien débourser. Depuis l’incendie jusqu’aujourd’hui, ils refusent de payer des tickets. Ni état des lieux, ni devis des pertes des marchandises, rien n’a été fait. Selon eux, 21 marchands sont concernés et l’on parle de plusieurs millions de nos francs perdus dans les flammes. « C’est le fruit de plusieurs mois de travail, aujourd’hui on se retrouve avec zéro franc. Seul le ministère de l’intérieur nous a écouté. Quant à l’enquête, on ne sait toujours pas si elle est d’actualité », lance-t-elle.
Joint par nos soins, la mairie de Moroni à travers le directeur de cabinet du maire, n’a pas donné suite à notre requête. Pour mémoire, au lendemain de l’incendie, le secrétaire général de la mairie de Moroni Maoulid Ben Housseine avait déclaré qu’une enquête serait ouverte afin d’élucider cette affaire. Cependant, il est difficile de dire s’il y a enquête car l’état des lieux n’a toujours pas été fait, quant aux marchands en question, ils ont été chassés à l’entrée de la mairie.
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC