La Gazette

des Comores

Les vendeurs de poisson campent sur leur position

Les vendeurs de poisson campent sur leur position © : HZK-LGDC

Les vendeurs de poisson campent toujours sur leur position malgré des tentatives de boycott du mouvement. Quelques vendeurs ont commencé à faire boutique sur l’esplanade de la baie de Kalaweni.


Pendant qu’une partie des vendeurs de poisson poursuivent la grève, d’autres ont commencé à s’installer à l’esplanade de la baie de Kalaweni à Moroni. Jusqu’à hier mercredi 13 mars, les vendeurs du grand marché de Volo volo campaient toujours sur leur position. « Il est hors de question qu’on se rende à Kalaweni. Nous allons nous sacrifier, c’est à Volo volo que nous allons vendre. Si c’est une question d’hygiène, nous allons ramasser les déchets à la fin du travail. Nous payons nos espaces. Le maire de la capitale crie à qui veut l’entendre que c’est nous qui salissons le marché », explique une vendeuse de poisson. Et de continuer : « Cela fait deux jours que nous n’avons pas travaillé et pourtant des déchets encombrent le marché. D’où viennent donc ces ordures ? On veut nous sacrifier et nous n’allons pas nous installer à Kalaweni ». Ce mouvement est soutenu par certains marchands de Volo-volo.

Cette situation commence à toucher aussi les consommateurs habitués à s’offrir un repas copieux dans leurs foyers. Rencontré au marché spécial ramadan du Rotary club, l’après-midi du mardi 13 mars, Elhad Ali avoue son désarroi. « J’ai fait le tour de Moroni à la recherche de poisson et voilà je retourne bredouille. On m’a suggéré de venir au Rotary club, hélas, tout a été déjà vendu. Je n’ose pas imaginer ceux qui n’arrivent pas à faire la queue dans les supermarchés pour avoir les ailes de poulet. A ce stade, nous allons tous souffrir. La mairie de Moroni devrait encore discuter  avec les marchands de poissons afin de trouver un terrain d’attente », avance-t-il.

En tout cas, ce mercredi 13 mars, quelques vendeurs de poisson commencent à s’installer timidement à Kalaweni. Une nouvelle qui peut soulager la population en ce début de ramadan où la rareté de certains produits se fait déjà sentir, en plus de l’inflation qui s’accentue. Difficile pour de nombreuses familles de s’offrir un iftar copieux. Et le poisson est un aliment incontournable pour ceux qui aiment les entrées comme le samboussa, le Kartless, etc. Notons que cette décision de la mairie de la capitale vise à rendre la circulation fluide durant le mois sacré de ramadan.

Andjouza Abouheir

 


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