La Gazette

des Comores

Les vendeurs de Volo Volo se disent abandonnés par la mairie

Les vendeurs de Volo Volo se disent abandonnés par la mairie © : HZK-LGDC

Renvoyés par la mairie de Moroni après avoir été contraints de payer des tickets alors qu’ils ont perdu la majeure partie de leurs marchandises dans un incendie la semaine dernière, des vendeurs du marché de Volo-Volo demandent des comptes et parallèlement la sécurisation de leurs marchandises.


Vent debout, les vendeurs et vendeuses de Volo-Volo ont pris d'assaut la mairie de Moroni  lundi 29 novembre dernier. Ce soulèvement intervient à la suite de l'incendie qui s'est produit la nuit du vendredi 26 novembre dernier et qui a brûlé la totalité de leurs friperies. Ces derniers se sont rendus à la mairie de Moroni pour demander des comptes. « Nous sommes venus demander des explications à  la mairie. On nous a dit de ne pas payer des tickets et soudainement, on nous oblige à le faire. Un de nos coéquipiers a été amené à la mairie.  Pourtant nos condiments s’envolent chaque jour », lance une des vendeuses, avant d'ajouter que « nous avons eu des discussions avec le ministère de l’intérieur et ils nous ont promis de trouver des solutions pérennes rapidement ».

Choqué par l'attitude de la mairie qui les a ignorés et chassés comme des intrus, les vendeurs et vendeuses n’en reviennent pas. « Une fois arrivés sur les lieux, nous avons été chassés comme des moins que rien et pourtant nous sommes dans notre droit », précise un manifestant. Selon eux, cela fait plusieurs mois que leurs marchandises sont volés, des grandes pertes pour les vendeurs de toutes catégories. « Pourquoi on nous oblige à payer des tickets après avoir perdu notre gagne pain. Nous voulons qu'on sécurise nos affaires. Malheureusement, la mairie s’en fout de nous. Ils ne nous ont même pas écouté », martèle un autre vendeur. 

Surprenant encore, samedi dernier, le secrétaire général de la mairie de Moroni Maoulid Ben Housseine avait annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’élucider cette affaire. Il faut croire qu'il s’agit d'un vœu pieu, car c'est la même mairie qui a mis dehors ces vendeurs. Jusqu’à présent, il est impossible de quantifier la valeur des produits détruits par l’incendie. 

Andjouza Abouheir

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.