Paris a annoncé mercredi 27 janvier la suspension pour 4 jours des vols Ethiopian Airlines vers la France. Cette décision est motivée par le « manquement » aux règles sanitaires liées à la crise de coronavirus.
Paris ferme ses portes à la compagnie Ethiopian Airlines. Cette décision, tombée comme un couperet aux oreilles des voyageurs notamment franco-comoriens qui devaient voyager le lendemain jeudi, n’est que provisoire puisqu’elle ne durera que 4 jours, soit jusqu’au dimanche 31 janvier. L’annonce a été faite par le ministre délégué aux transports Jean-Baptiste Djebbari, mercredi 27 janvier dernier. Cette suspension a été motivée par un constat des manquements aux règles sanitaires instaurées par Paris.
Selon le protocole sanitaire édicté aux agences de transports aériens « un test PCR négatif est obligatoire pour les passagers à destination de la France ». Cette mesure est l’une des stratégies mises en place pour freiner la propagation de la Covid-19 et c’est aux compagnies aériennes de s’en assurer au départ. « Des manquements ont été constatés de la part d’Ethiopian Airlines. Nous avons donc décidé de suspendre leurs vols à destination de la France », devait-il expliquer.
Il y a une semaine des passagers en provenance des Comores à destination de Paris ont été testés positifs à l’aéroport de Paris-CDG alors qu’ils étaient déclarés négatifs au départ de Moroni. Laxisme ou erreur de diagnostic au niveau des Comores ? En tout cas, un réseau de faussaires des tests covid-19 a déjà été démantelé à Moroni mais les auteurs ont été relâchés, sans jamais être jugés.
Un passager qui est parti en France la semaine dernière avait reçu les résultats de son test lesquels se sont avérés positifs. Il a quand bien même pris la direction de l’aéroport le jeudi pour prendre l’avion pour Paris. Après que les agents de santé lui aient demandé son test, il a feint de l’avoir oublié à la maison. « Puis ils m’ont demandé le reçu attestant que j’avais déjà fait le test et payé les 30.000 fc de droit, ce que je me suis empressé à exécuter. Puis ils m’ont laissé passer ».
Andjouza Abouheir
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC