Arrêté mercredi 28 avril dernier, le journaliste Oubeidillah Mchangama est libéré le surlendemain, vendredi. Face à ces intimidations répétitives contre lui, RSF demande « aux autorités de mettre fin au harcèlement judicaire contre ce reporter, arrêtés à sept reprises depuis deux ans ».
Après plus de 48 heures de mandat dépôt à la prison de Moroni, le journaliste Oubeidillahi Mchangama est libéré vendredi 30 avril dernier dans l’après-midi. Dans un Tweet publié le même jour, RSF dénonce une énième atteinte à la liberté de la presse aux Comores. L’ONG demande au gouvernement comorien d’arrêter les harcèlements judicaires contre ce reporter. « Le journaliste Oubeid est libre, il avait été arrêté mercredi. Rsf demande aux autorités de mettre fin au harcèlement judicaire contre ce reporter, arrêté à sept reprises depuis deux ans ».
L’avocat du reporter, Me Fahardine, réconforte RSF. Il regrette en effet que la procédure judicaire n’a pas été respectée. Oubeidillahi Mchangama a été arrêté le 04 septembre dernier et placé sous contrôle judiciaire pour des « fausses nouvelles et complicité » dans l’affaire dite des audiences spéciales contre les agressions, dont il n’a fait que demander une enquête sur l’utilisation des fonds alloués à cet effet. L’ordonnance de placement sous contrôle judiciaire a été révoquée… deux fois.
« La procédure judiciaire a été piétinée. Il n’est pas habituel qu’un juge d’instruction révoque deux fois la même ordonnance. Le juge ne peut pas prendre une décision judicaire sans consulter le procureur de la République pour que ce dernier donne son avis dans l’affaire en question. Ce qui n’a pas été le cas dans l’affaire de mon client ». À part la reformulation d’une demande de mise en liberté, son avocat a fait appel contre cette ordonnance.
Andjouza Abouheir
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