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Libre opinion / Il y a lieu d’être optimiste pour l’année 2019

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Libre opinion / Il y a lieu d’être optimiste pour l’année 2019 © : HZK-LGDC

« Pour gagner, disait le général de Gaulle, il ne suffit pas de savoir ce que veut l’ennemi, il faut surtout savoir ce qu’on veut soi-même » le fil de l’épée.


Faut-il penser, comme beaucoup parmi les citoyens comoriens que l’année 2019 serra, elle aussi, marquée par des conflits sociaux, par une instabilité politique avec une grande division de la classe politique, assassinat ciblé ou accidentel de certains civils et innocents, emprisonnement de certains leaders politiques, comme l’année 2018 ?

Au fond de nous-mêmes, j’en suis sur nous nous posons tous, consciemment ou non, la même question: peut-on être optimiste sur le devenir de notre pays, et donc notre avenir proche pendant cette année 2019 avec les élections présidentielles déjà annoncées, en dépit de la grande misère (matérielle et morale) qui est notre lot d’aujourd’hui ? Ce pays est-il entrain d’aller vers le mieux, en dépit des apparences et de la régression de la presse libre?

Concrètement, les citoyens comoriens connaitront-ils, moins de souffrances, seront-ils capables de se soigner sur place en cas de besoin au lieu d’être évacué à l’étranger ? Y aura-t-il moins de chômages pour les jeunes diplômés, moins de dictature, moins de corruption et du favoritisme villageois et donc plus de transparence et de bonne gouvernance ?

Pour ma part malgré l’impression contraire qu’ont pu donner certains de mes écrits, je suis résolument optimiste. J’ose espérer que l’engagement des hommes politiques sur l’évolution favorable et le changement tant attendu par la population se réaliseront pendant les années à venir et ceci quelles que soient les bêtises que leur feront faire de mauvais gouvernants et /ou dirigeants de tout bord.

Voici mes raisons ou plutôt ma raison:

« Ils » seront obligés de nous écouter pour mieux gagner nos voix dans les prochaines élections présidentielles. Non par vertu, il ne faut pas rêver mais par nécessité. « Ils » ce sont ces politiques qui nous gouvernent.

Ensuite l’information circule : la presse écrite, mais surtout la radio et la télévision, c'est-à-dire la voix et l’image font que chacun de nous, fut-il illettré et isolé, sait instantanément ce qui se passe à l’autre bout de la planète.

Déformée ou non, l’information circule et avec elle, les idées, les modes de pensée, les désirs des uns des autres. Les comoriens ne sont pas naïfs, ils comprennent ce qui se passe à l’intérieur comme à l’extérieur de nos iles. Les pays étrangers, notamment les pays riches, eux aussi voient notre misère, mais nous les comoriens, voyons à notre tour leur prospérité et nous nous interrogeons sur les recettes de leurs réussites : si tel pays a réussi pour lutter contre la pauvreté et le sous-développement pourquoi pas nous aussi comoriens ?

Pour toutes ces raisons et bien d’autres qui ne tarderont pas à apparaitre, la population comorienne pourrait rester optimiste, s’affirmer aux yeux de sa classe politique et ses dirigeants, au lieu de se liquéfier. En observant au moins une règle et en se donnant une mission.

La règle, c’est, si possible de ne voter que le candidat le plus honnête, celui qui acceptera de servir l’Etat et la Nation de lieu de s’en servir. Autrement, la population comorienne doit cette fois-ci éviter à tout prix, de donner confiance à tel ou tel candidat avec légèreté comme en 2016, sachant à l’avance que la plupart de ces candidats ne feraient rien si ce n’est s’enrichir avec leurs familles, leurs proches Amis…

Sinon, l’année 2019 risquera fort de ressembler à l’année 2018 et ce sera quand même dommage pas uniquement pour la classe politique mais pour nous tous.

Enfin, quant à la mission que devrait se donner la population est à mon avis de concentrer ces efforts sur un seul problème : celui de retrouver une vraie démocratie où les libertés fondamentales seront respectées et où les civils circuleront librement sans la moindre crainte d’être arrêtés ou abattus à balles réelle d’une manière « accidentelle » à la suite d’un désordre social qui oppose militaires et civils dans telle ville ou village. Non, plus jamais ça !

Il faut que ce qui est insupportables par les gouvernants ne soit plus supporté par les gouvernés.

Les hommes, les équipes, les gouvernants, les attitudes, les problèmes de tout ordre sont entrain de changer. Gare à ceux qui resteront accrochés aux schémas révolus ; ils risqueront à leur tour demain de se trouver devant l’impasse ou complètement aux arrêts…

Pour cela, prions Dieu pour que l’année 2019, soit pour notre pays, une année de paix, de prospérité et de  tolérance.

Que le meilleur gagne parmi les nombreux candidats aux élections de gouverneurs des îles ou celles de la présidence de l’union des Comores.

Bonne Année 2019, Monsieur AZALI Assoumani, président de l’Union des Comores.

 

Professeur  Djaffar MMADI, Universitaire


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