La Gazette

des Comores

Libération des agresseurs sexuels : « Une erreur » selon la Commission des droits de l’homme

Libération des agresseurs sexuels :   « Une erreur » selon la Commission des droits de l’homme © : HZK-LGDC

Les réactions s’enchainent après la libération mercredi d’une soixantaine de prisonniers parmi lesquels des agresseurs sexuels. Après l’Association Faina qui a qualifié d’« immorale » cette libération, c’est au tour de la Commission nationale des droits de l’homme de monter au créneau pour demander aux autorités le retour en prison de ces agresseurs sexuels.


Une semaine après la libération d’une soixantaine de détenus dont des agresseurs sexuels par le ministère de la justice, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) rejoint l’Association Faina pour montrer son mécontentement à la suite de cette mesure qui a bénéficié à des personnes en principe non éligibles. Pour rappel le ministère de la justice avait décidé de faire libérer certains prisonniers pour désengorger les maisons d’arrêt au niveau national. Cette mesure ne devait pas concerner les « personnes condamnées pour les chefs de meurtre, d’assassinat, de détournement de biens publics ou de viols ». 

 

Dans un communiqué publié hier mardi, la CNDHL se dit « profondément préoccupée par le fait que les personnes condamnées pour agression sexuelle se retrouvent dans la liste des personnes qui ont bénéficié de la mise ne liberté conditionnelle », a réagi la Commission prenant ainsi le contrepied du parquet général dont la ligne de défense consiste à clamer qu’il a fait libérer non pas des violeurs mais « des agresseurs sexuels ». Signe de sa préoccupation profonde, la Commission des droits de l’homme « demande aux autorités compétentes de rectifier cette erreur ». Autrement dit, le retour à la prison des agresseurs sexuels.

 

Dernièrement, c’était l’association Faina, du nom de cette fillette de 5 ans violée puis assassinée l’année dernière, qui était montée au créneau pour dénoncer cette libération. « La libération de ces violeurs ou agresseurs sexuels est immorale et porte un coup fatal à notre cause, nous qui essayons de protéger les enfants », avait réagi à La Gazette des Comores sa président Said Abdallah Allaouiyat. « Ce sont des jeunes en âge de scolarisation, parmi lesquels des universitaires et lycéens. Et d’autre en âge d’apprendre un métier pour prendre leur destin en main », avait essayé de se défendre le procureur général près de la Cour d’appel de Moroni bien avant le déluge de réactions des associations et de la Commission des droits de l’homme.

 

Andjouza Abouheir

 


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