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Libération des violeurs Me Moudjahidi parle d’une « violation des droits »

Libération des violeurs  Me Moudjahidi parle d’une « violation des droits » © : HZK-LGDC

Après la sortie de prison des cinq jeunes qui avaient violé la petite Anziza mercredi dernier, l’avocat de la défense, Me Moudjahidi Abdoulnastoi hausse le ton et parle de violation des droits de principe et de manque de respect de la partie civile. Il ne compte pas baisser les bras sur cette affaire.


Dans un face à face avec la presse, Me Moudjahidi Abdoulbatsoi en présence de la grand-mère de la fillette ne va pas par quatre chemins sur la libération des violeurs de la petite Anziza. L’avocat de la défense parle d’une violation des droits de principe et de manque de respect de la partie civile. Selon lui, la libération de ces derniers n’a pas suivi la procédure légale de la cour de justice surtout que la défense n’était pas convoquée mais aussi au moment où une note du tribunal de première instance de Moroni stipule que « il est porté à la connaissance des justiciables que compte tenu des mesures exceptionnelles de prévention  face au coronavirus, les audiences publiques sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, toutefois  les audiences de flagrants délits sont maintenues à huis clos ».

 

Déçu de ce comportement, l'avocat  engage une  bataille acharnée. « Nous avons fait le choix de faire ce métier et nous assumons. Mais le fait de convoquer une partie et laisser l’autre, c’est inconcevable », déclare-t-il. Le délibéré sur cette affaire est attendu ce samedi mais l’avocat ne compte pas se présenter. « Ils ont décidé de nous humilier. C’est pourquoi nous n'irons pas au délibéré », poursuit-il.

 

Dans les normes, les deux parties devraient être convoquées avant toute chose et cette procédure n'est pas suivie. « Ce qui a été fait est vraiment regrettable. Si on nous avait appelé lors de l’audience, on aurait au moins soulevé des objections », avance-t-il, avant de préciser que « le principe de la contradictoire d'un procès équitable n'a pas été respecté ». Et face à cette situation, l’avocat ne compte pas baisser les bras et laisser place aux intimidations. « C'est inconcevable que ce pays ferme les yeux sur des impunités pareilles », martèle Me Moudjahid. Pour rappel, la petite Anziza a été violée au mois de Janvier dernier par une bande de mineurs et l’affaire avait pris une autre tournure et soulevé une vive polémique dans l’opinion.

 

Andjouza Abouheir

 


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