Le lycée de Moroni déterminé à recouvrer ses droits liés aux parcelles lui appartenant. Troisième confrontation avec Kamal Abdoulakader soutenant, document à l'appui avoir acheté le terrain à l'île de Ngazidja par l'entremise du ministre des finances de l'île à l'époque. Ce que contestent les responsables de l’établissement public.
Le bras de fer judiciaire continue entre le lycée Said Mohamed Cheikh de Moroni et Kamal Abdoulakader propriétaire d'un terrain qui appartiendrait au lycée de Moroni. Ce mardi a eu lieu la troisième mise en état de ces parcelles dont les responsables du lycée contestent la légalité. « Dans cette affaire il parait que M. Kamal Abdoulkader a acheté un terrain appartenant au Lycée Said Mohamed Cheikh par l’entremise du ministère des finances de l’île de Ngazidja. Toutefois, il est temps de savoir que ce genre de contrats a une procédure à suivre. A savoir qui est le propriétaire », a déclaré Me Said Issa.
Cet avocat de l’Exécutif de Ngazidja soutient que le terrain appartient à l'État plus particulièrement l'île autonome de Ngazidja qui l'a offert à son tour au Lycée Said Mohamed Cheikh. « Je pense que la personne habilitée à vendre le terrain est le commissaire à l'éducation, ou le proviseur du lycée en collaboration avec le ministère des finances à l'époque. Ce qui n'était pas le cas. Vous ne verrez nulle part une signature du proviseur, ni celle du ministre de l'éducation de l'époque », a-t-il fait savoir.
Et de poursuivre : « il y a eu vente de la chose d’autrui et quand il y a vente de la chose d’autrui, le droit permet au propriétaire de récupérer son bien. Ce qu'on appelle le droit de suite ». Me Said Issa s'étonne du prix appliqué à cette vente. « Si vous regardez bien, le prix de vente en 2010 de ce terrain de 7 hectares était de 700.000 fc. Ce qui équivaut à 700 fc le mettre. Qui pouvait acheter le mètre d'un terrain pour 700 fc à Moroni ? », a-t-il dit. Et de poursuivre : « il y a lésion et quand il y en a, cela entraine la nullité de l'acte entre l'acheteur et le vendeur ».
Me Djamaldine Soilihi avocat de Kamal Abdoulkader avec qui le lycée livre une toute autre lecture, assurant que son client n'a en aucun cas enfreint la procédure. « Les preuves sont là », a-t-il soutenu.
« Les administrateurs devaient réfléchir sur les actes de leurs prédécesseurs. Ils devaient vérifier car il ne suffit pas de dire que ces actes ne sont pas valables en l'état, ou que ces actes là ne nous nous arrangent pas », a-t-il ajouté.
« Si ça ne vous arrange pas aujourd'hui est-ce que ça n'a pas arrangé ceux qui étaient là avant (…) Il faut voir est ce que les dispositions pour poser les actes ont été prises. Est ce que les actes ont été pris selon les normes légales. S'il y a des violations, il faut porter plainte par rapport à des procédures spéciales », a-t-il conclu.
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